Jeudi 5 novembre 2026

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Aux midterms, Trump impute une partie de la défaite républicaine à l’Iran

Donald Trump concède que la guerre en Iran a pesé dans la défaite républicaine aux élections de mi-mandat, remportées par les démocrates. Le président américain lie ce revers à la hausse des prix, mais défend toujours une intervention qu’il juge indispensable contre le programme nucléaire de Téhéran.

Donald Trump parle à un pupitre devant le Lincoln Memorial.
Le président américain Donald Trump prononce un discours la veille des élections de mi-mandat, à Washington (États-Unis), le 2 novembre 2026. (photo d’illustration) The White House · Public domain, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Donald Trump reconnaît que la guerre en Iran a pesé sur la défaite républicaine aux midterms.
  • Il défend toutefois le conflit au nom de la lutte contre l’arme nucléaire iranienne.
  • Les démocrates contrôlent désormais les deux chambres du Congrès américain.

Trump reconnaît un coût électoral

Donald Trump a fini par établir lui-même le lien entre la défaite républicaine aux élections de mi-mandat et la guerre en Iran. Dans un entretien téléphonique avec Fox News, rapporté par Le Parisien et Le Figaro, le président américain a estimé que le conflit était « en partie » responsable du revers subi par son camp. Le lendemain, interrogé sur les propos de son vice-président JD Vance, il a encore appuyé cette lecture, jugeant « en grande partie vrai » que cette guerre ait causé la défaite, selon Le Parisien.

Le président américain rattache aussi le vote au portefeuille des électeurs. Depuis le chantier de la future salle de bal de la Maison Blanche, Donald Trump a affirmé que la guerre avait fait augmenter « un peu » les prix de l’essence à court terme. Dans un pays où les démocrates ont remporté les deux chambres du Congrès, d’après Le Parisien, le coût de la vie devient ainsi l’une des clés retenues par la Maison Blanche pour expliquer le scrutin.

Une décision militaire toujours défendue

Cette reconnaissance ne s’accompagne d’aucun regret. Donald Trump a affirmé que, « si c’était à refaire », il recommencerait, au motif qu’il n’existerait pas d’autre solution à long terme. « On ne peut pas laisser l’Iran avoir l’arme nucléaire », a-t-il déclaré, selon Le Parisien.

Le président américain tient donc ensemble deux arguments difficiles à concilier politiquement. Il admet que la guerre a pu peser dans les urnes, notamment par son effet sur les prix, tout en présentant son choix comme nécessaire pour la sécurité. Dans le même registre, il a assuré n’avoir aucune intention de congédier le chef du Pentagone Pete Hegseth, auquel il a attribué un « très bon boulot », d’après Home Fil actu.

Les républicains cherchent un responsable

Dans le camp conservateur, la défaite a aussitôt ouvert une bataille d’interprétation. JD Vance, possible candidat en 2028 selon 20 Minutes, a écrit sur X que « la guerre (en Iran) est la raison de notre défaite », ajoutant que le président l’avait lui-même dit. Le vice-président met ainsi le conflit au premier plan, sans attaquer directement Donald Trump.

Le président nuance, lui, cette lecture. D’après 20 Minutes, il n’a reconnu qu’une responsabilité partielle de la guerre et a également mis en cause la qualité de certains candidats locaux. Un responsable de la Maison Blanche cité par Le Parisien a repris cet argument, estimant que les candidats républicains n’avaient pas toujours été à la hauteur, tandis que Donald Trump « n’était pas sur le bulletin ».

La ligne MAGA, elle, ne réagit pas d’un seul bloc. Plusieurs influenceurs demandent des changements sans viser personnellement le président, selon 20 Minutes. D’autres vont plus loin. L’ancienne représentante Marjorie Taylor Greene a déclaré que, si le Parti républicain voulait conserver une chance à l’avenir, il fallait « expulser Donald Trump ».

Téhéran y voit un rejet de la guerre

La lecture du scrutin ne s’arrête pas à Washington. Le négociateur en chef iranien dans les pourparlers avec les États-Unis, Mohammad Bagher Ghalibaf, a salué le résultat sur X. Selon Le Figaro, il a estimé que les Américains avaient dit « NON À LA GUERRE », que ce soit « par conscience » ou en raison du coût de la vie.

Cette réaction iranienne s’appuie à la fois sur la déroute républicaine et sur l’aveu partiel de Donald Trump. Elle intervient alors que le président américain continue de justifier le conflit par la nécessité d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Les deux lectures se répondent désormais frontalement : pour Téhéran, le vote sanctionne la guerre ; pour Trump, il sanctionne surtout ses conséquences économiques immédiates, sans invalider la décision militaire.

Un Congrès démocrate face à la Maison Blanche

La victoire démocrate modifie l’équilibre politique à Washington. Selon Le Parisien, l’opposition a pris le contrôle de tout le Congrès, avec des gains jusque dans des bastions conservateurs comme le Texas ou le Kansas. Donald Trump a dit accepter les résultats et s’est déclaré prêt à travailler avec les démocrates, tout en rappelant qu’il disposait d’un pouvoir de veto face aux lois votées par le Congrès.

Cette nouvelle configuration peut peser sur la fin de son mandat. Le Parisien souligne que Donald Trump pourrait être visé par de nombreuses enquêtes lancées par la Chambre des représentants. Avec la bascule du Sénat, il perd aussi une grande partie de son pouvoir de nomination, notamment en cas de vacance à la Cour suprême. Il conserve en revanche une marge de manœuvre importante en matière diplomatique et militaire, un terrain sur lequel la guerre en Iran restera au centre du bras de fer politique.

Sources

Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode