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Collision de trains en Espagne : une Française parmi les 69 victimes

Le Quai d’Orsay a confirmé samedi la mort d’une ressortissante française dans la collision survenue mercredi près de Tolède. Les autorités espagnoles ont terminé les autopsies, mais l’identification des victimes se poursuit.

Emiliano García-Page et des équipes sur la zone de l’accident ferroviaire.
Emiliano García-Page visite la zone de l’accident ferroviaire d’Urda, près de Tolède (Espagne), le 29 octobre 2026. Photo : Emiliano García-Page Sánchez · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Une Française figure parmi les 69 morts confirmés après la collision près de Tolède.
  • Les autopsies sont terminées, mais l’identification de toutes les victimes se poursuit.
  • L’enquête doit déterminer pourquoi un train Renfe a percuté un train Iryo à l’arrêt.

Une Française confirmée parmi les morts

Une ressortissante française figure parmi les victimes de la collision entre deux trains à grande vitesse survenue mercredi 28 octobre dans le centre de l’Espagne. L’information a été annoncée samedi 31 octobre par le ministère français des Affaires étrangères, rapportent notamment franceinfo, Le Parisien, Le Figaro et 20 Minutes.

Dans son communiqué, le Quai d’Orsay indique être « en lien constant avec sa famille » et lui présenter ses condoléances. Le ministère dit aussi adresser ses pensées aux victimes, aux blessés et à leurs proches, après ce qu’il qualifie de « terrible accident ».

Jeudi, les autorités françaises avaient indiqué être sans nouvelles de plusieurs ressortissants, sans donner de chiffre précis. Samedi, le ministère a ajouté que ses services à Paris et en Espagne restaient mobilisés avec les autorités locales. Il a aussi rappelé la « pleine solidarité » de la France avec l’Espagne.

Le bilan disponible dans les sources fait état d’au moins 69 morts. Selon franceinfo, les autorités espagnoles ont terminé samedi les autopsies des personnes tuées. Le travail d’identification, lui, n’est pas achevé.

Un choc près de Tolède

L’accident s’est produit dans la province de Tolède, en Castille-La Manche, à environ 150 kilomètres au sud de Madrid, près d’Urda. Selon les éléments rapportés par Le Parisien, 20 Minutes, Le Figaro et BFM, un train de la compagnie publique Renfe, qui reliait Madrid à Séville, a percuté par l’arrière un train de la compagnie privée Iryo, filiale du groupe public italien FS, aussi associé à Trenitalia.

Le train Iryo était à l’arrêt sur la voie au moment de la collision, d’après ces mêmes sources. Le Figaro précise, dans sa reconstitution, que l’AVE 2080 de la Renfe était parti de Madrid à 7 h 54 en direction de Séville avec 397 passagers, tandis que l’Iryo 6076 transportait 147 personnes après un départ à 8 h.

Les enquêteurs cherchent toujours à comprendre pourquoi les deux trains se sont retrouvés dans cette situation. Le Monde souligne que la cause de l’accident n’a pas encore été formellement établie. Plusieurs médias décrivent cette catastrophe comme l’une des plus meurtrières survenues en Europe depuis le début du siècle.

Des victimes encore à identifier

Les autorités espagnoles ont achevé les autopsies des 69 corps retrouvés, selon franceinfo et BFM. Mais l’identification complète des victimes reste en cours. D’après franceinfo, 36 personnes avaient été identifiées samedi. BFM, citant la presse locale, ajoute que 27 familles avaient alors été notifiées.

Les autorités de Castille-La Manche ont aussi fait état de 67 signalements pour disparition, selon Le Parisien, 20 Minutes et Le Figaro. Parmi eux, 14 concerneraient des étrangers. Les nationalités mentionnées par ces sources incluent l’Argentine, l’Australie, le Canada, les États-Unis, la France, le Japon, la République tchèque, la Tunisie et le Venezuela.

Le président de la région, Emiliano García-Page, n’a pas exclu que le bilan puisse encore évoluer. Selon Le Parisien, 20 Minutes et Le Figaro, il a indiqué que les secouristes avaient retrouvé non seulement des corps, mais aussi jusqu’à 31 sacs contenant des restes humains.

Le bilan des blessés reste lourd. Selon BFM, qui cite le média espagnol El Diario, 34 personnes étaient encore hospitalisées samedi, dont 15 en soins intensifs. Les sources disponibles ne donnent pas davantage de détails sur leur état ni sur leur nationalité.

Une enquête encore ouverte

À ce stade, aucune conclusion officielle définitive n’a été publiée sur les causes de la collision. Les sources concordent sur un point : l’enquête se poursuit pour déterminer pourquoi le train de la Renfe a heurté par l’arrière le train Iryo arrêté sur la voie.

Le Figaro avance, dans une chronologie attribuée à sa reconstitution, qu’une défaillance informatique du système de sécurité ferroviaire LZB aurait précédé l’accident. Selon ce récit, l’incident technique serait survenu vers 8 h 30, avant le choc autour de 8 h 53. Le journal évoque aussi une série de décisions prises au centre de contrôle d’Atocha, à Madrid, dans les 23 minutes précédant la catastrophe.

Ces éléments doivent toutefois être pris avec prudence. Le Monde insiste sur le fait que la cause n’a pas encore été formellement établie. Le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, cité par Le Figaro, a qualifié la situation d’« inexplicable ».

Les investigations devront donc établir le rôle éventuel d’un dysfonctionnement technique, des procédures de sécurité, des communications entre les trains et le centre de contrôle, et des décisions humaines prises avant la collision.

Urda endeuillée, des hommages annoncés

Samedi, une messe a été organisée à Urda, village proche du lieu de l’accident. Selon BFM et 20 Minutes, l’église San Juan Bautista était pleine, tandis que des dizaines de personnes écoutaient l’office à l’extérieur. Des habitants, des responsables locaux et des proches de victimes étaient présents.

L’archevêque de Tolède, Francisco Cerro, a déclaré aux familles endeuillées qu’elles n’étaient « pas seules », selon les propos rapportés par BFM et 20 Minutes. Il a aussi rendu hommage aux secours, aux soignants, aux pompiers, à la police et aux bénévoles mobilisés après la collision.

Le président de Castille-La Manche, Emiliano García-Page, et le maire d’Urda, Manuel Galán, assistaient à la cérémonie. Avant la messe, le maire a déclaré à la télévision publique espagnole que les habitants de ce village d’environ 2 500 personnes étaient très durement touchés et avaient besoin de soutien, rapporte BFM.

D’après El Diario, cité par BFM, des funérailles officielles doivent être organisées dans les prochains jours à la cathédrale de Tolède. D’ici là, les autorités espagnoles doivent poursuivre l’identification des victimes, informer les familles et préciser les circonstances d’un accident dont les causes restent au cœur de l’enquête.

Les sources de cet article

Cet article croise 8 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’IA à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication.