En Allemagne, la Gen Z descend dans la rue contre la vie chère et pour l’école
Des dizaines de milliers de jeunes ont manifesté samedi dans plusieurs villes allemandes à l’appel du collectif GenZ regelt !. Le mouvement dénonce la hausse du coût de la vie, l’état des écoles et des choix politiques jugés défavorables à la jeunesse.
L’essentiel
- GenZ regelt ! a mobilisé des jeunes dans plusieurs villes allemandes contre la vie chère et pour l’éducation.
- La participation a été importante, mais inférieure aux 170 000 inscrits en ligne annoncés par les organisateurs.
- Des heurts ont éclaté en fin de cortège à Cologne, Francfort, Berlin et Hambourg.
Une mobilisation inspirée par d’autres pays européens
La contestation de la jeunesse a gagné l’Allemagne samedi 31 octobre. À l’appel du collectif GenZ regelt ! — que l’on peut traduire par « la Gen Z s’en charge » — des cortèges se sont formés dans plusieurs grandes villes, dont Berlin, Francfort et Cologne, selon Le Parisien.
Le mouvement s’adresse à la génération née entre 1995 et 2012, d’après Le Parisien. Il revendique une mobilisation autour de préoccupations très concrètes : pouvoir vivre sans être étranglé par les prix, étudier dans de meilleures conditions et peser davantage dans les décisions politiques.
Selon Le Monde, ces manifestations s’inscrivent dans une dynamique observée ailleurs en Europe, notamment en France et en Italie. Dans ces pays, des jeunes ont déjà exprimé leur colère contre des responsables politiques accusés de ne pas prendre suffisamment en compte leurs inquiétudes.
Le mouvement allemand présente aussi des points communs avec les mobilisations lycéennes et étudiantes françaises, selon un direct publié par Économie. Les mots d’ordre portent sur le coût élevé de la vie, le mauvais état des établissements scolaires, les coupes budgétaires et, plus largement, des décisions prises sans tenir compte de la jeunesse.
Vie chère, écoles et service militaire dans les revendications
Sur son site, GenZ regelt ! proteste contre ce qu’il décrit comme la « misère des écoles », la vie chère et l’éventuelle réintroduction du service militaire, rapporte Le Parisien. Le collectif alerte aussi sur le réchauffement climatique.
La porte-parole du mouvement, Veronika Dinter, a résumé l’objectif de la journée en affirmant, selon Le Parisien, que les manifestants descendaient dans la rue « pour une existence accessible à tous ». Elle a aussi estimé que « plus personne ne croit encore en un avenir meilleur si tout continue comme ça ».
Dans les cortèges, des pancartes affichaient des messages de rupture politique. Le Parisien cite notamment les slogans « Il est temps de résister » et « Merz doit partir », en référence au chancelier allemand Friedrich Merz.
La question de l’éducation occupe une place centrale. Selon Le Parisien, les élèves d’Allemagne voient, comme dans d’autres pays européens, les moyens consacrés aux écoles, aux lycées et aux universités se réduire. Le journal précise toutefois que les situations varient fortement d’une région à l’autre, car l’éducation relève des États régionaux et non de l’État fédéral.
Une participation importante mais inférieure aux attentes
Les organisateurs espéraient une mobilisation massive. Selon Économie, le mouvement visait 170 000 participants à l’échelle du pays. Le Parisien indique que ce chiffre correspondait au nombre de personnes inscrites en ligne pour manifester dans différentes villes allemandes.
Mais la participation observée samedi semble avoir été inférieure aux attentes. Le Parisien rapporte que plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Cologne. À Berlin, la police a compté 5 000 participants. À Francfort, elle en a recensé 8 000.
Le bilan national précis n’est pas fourni dans les sources. Les articles évoquent toutefois des dizaines de milliers de jeunes mobilisés ou attendus dans les rues, ce qui confirme une journée de protestation étendue, sans atteindre le niveau espéré par les organisateurs.
Les cortèges ont réuni des manifestants dans des dizaines de villes, selon Le Parisien. Les autorités avaient déployé plusieurs milliers de policiers pour encadrer les rassemblements, d’après Économie et Le Parisien.
Des heurts en fin de cortège dans plusieurs villes
La plupart des manifestations ont été pacifiques, selon Le Parisien. Mais des tensions sont apparues dans la soirée dans plusieurs villes, notamment en fin de parcours.
À Cologne, la police a utilisé des canons à eau pour disperser des protestataires. Selon Le Parisien, les forces de l’ordre ont affirmé que des participants avaient visé des policiers avec des feux d’artifice. Des projectiles auraient également été lancés.
Des interruptions temporaires de cortèges ont eu lieu à Cologne et à Francfort après l’usage d’engins pyrotechniques par des protestataires, toujours selon Le Parisien. À Berlin, des bouteilles et des œufs ont été lancés. À Hambourg, d’autres manifestants ont mis le feu à des barricades. Dans certains cas, la police a eu recours à du spray au poivre.
Les autorités redoutaient des débordements. Le Parisien rapporte que les manifestations coïncidaient avec Halloween, un contexte jugé sensible. Le ministère allemand de l’Intérieur a indiqué être en contact avec les autorités françaises et italiennes, en raison d’une possible participation de militants radicaux venus de l’étranger.
Le ministère a toutefois insisté sur une distinction entre les « manifestations étudiantes pacifiques » et une « mouvance extrémiste violente » susceptible de chercher à détourner les rassemblements, selon Le Parisien.
Un mouvement contesté et une nouvelle date déjà annoncée
GenZ regelt ! affirme rejeter la violence. Le collectif assure, selon Le Parisien, que les groupes extrémistes, les symboles anticonstitutionnels, le racisme et les discours de haine n’ont pas leur place dans ses rassemblements, « peu importe de quel côté ils viennent ».
Mais le mouvement ne fait pas l’unanimité dans le monde scolaire organisé. La BSK, organisation officielle regroupant les représentants des élèves des différentes régions allemandes, a critiqué ce qu’elle considère comme un « extrême manque de transparence » de GenZ regelt !, selon Le Parisien.
La BSK ne devait pas participer aux manifestations de samedi. Elle appelle de son côté à manifester pacifiquement le 20 novembre pour réclamer de meilleures conditions d’éducation.
La suite de la mobilisation dépendra donc de plusieurs facteurs : la capacité de GenZ regelt ! à maintenir un mouvement national après une participation plus faible qu’espéré, la réponse des autorités aux revendications sur l’école et le coût de la vie, et l’aptitude des organisateurs à éviter que les rassemblements soient éclipsés par les violences en marge des cortèges.
Les sources de cet article
Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’IA à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication.