Économie

Gazole : l’exécutif libère ses stocks pour faire baisser les prix à la pompe

Dix millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques français sont mis sur le marché entre novembre et janvier. Le gouvernement espère une baisse de 12 à 18 centimes par litre, dans un contexte de fortes tensions sur les carburants.

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Image générée par IA : ce n’est pas une photographie réelle

L’essentiel

  • Le gouvernement libère 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques.
  • Il espère une baisse de 12 à 18 centimes par litre à la pompe.
  • Le dispositif intervient dans un contexte de tensions internationales et de crispations sociales.

Une baisse attendue dès début novembre

Le gouvernement veut provoquer un reflux rapide du prix du gazole. Selon franceinfo, la publication du décret permettant la libération de stocks stratégiques doit entraîner une répercussion sur les prix à la pompe à compter du 1er novembre.

L’objectif affiché est clair : faire baisser le litre de gazole de 12 à 18 centimes. D’après franceinfo, le prix moyen du gazole évoluait depuis début octobre entre 2,3 et 2,4 euros. Une autre source économique citant le gouvernement le situe ces derniers jours autour de 2,35 euros le litre.

La ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, a assuré le 29 octobre sur BFMTV, selon l’article « Économie », qu’il y aurait « la semaine prochaine une baisse visible à la pompe ». Le gouvernement estime que cette baisse représenterait en moyenne environ 10 euros d’économies par plein.

La mesure concerne le gazole, carburant particulièrement scruté car très utilisé par les automobilistes et certains professionnels. Elle intervient après plusieurs semaines de hausse, sur fond de tensions internationales et de crispations sociales en France.

Dix millions de barils sortis des stocks stratégiques

Le dispositif repose sur la mise sur le marché de 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques français. Selon l’article « Économie », cette libération doit s’étaler entre novembre et janvier.

Le Parisien précise que ces volumes doivent être mis à disposition des distributeurs au prorata de leur part de marché 2025 et sur une période de trois mois. Le quotidien indique aussi que la France avait annoncé cette mise à disposition le 12 octobre.

La logique économique a été détaillée par Sébastien Lecornu. Selon Le Parisien, il a expliqué lors de son allocution du mercredi 7 octobre que le gazole concerné avait été acheté avant la flambée des cours. Il a ajouté qu’il serait vendu au prix de revient des stocks. Le but : permettre une baisse mécanique des prix payés par les automobilistes.

Les sources ne formulent pas exactement de la même manière le calendrier de l’annonce. Le Parisien évoque une annonce de la France le 12 octobre, tout en rappelant les explications données par Sébastien Lecornu le 7 octobre. Dans le podcast du Parisien, l’allocution de Sébastien Lecornu est également présentée comme le moment où il annonce la libération de 10 millions de barils.

Les distributeurs commencent à suivre

La baisse dépend aussi de la manière dont les distributeurs répercutent ces volumes moins chers dans leurs stations. Selon Le Parisien, Leclerc a promis une baisse importante du prix du gazole dès dimanche, dans le sillage de la mise sur le marché des stocks stratégiques décidée par le gouvernement.

Le même article indique que TotalEnergies a déjà mis en place des mesures similaires dès le samedi 31 octobre. Les sources disponibles ne détaillent pas station par station l’ampleur exacte des réductions, mais elles confirment que les grands distributeurs commencent à intégrer le dispositif.

Le gouvernement mise donc sur un enchaînement rapide : publication du décret, accès des distributeurs au gazole issu des stocks, puis baisse visible pour les consommateurs. Franceinfo écrit que l’exécutif attend une répercussion sur les prix à partir du 1er novembre.

La baisse annoncée reste toutefois une estimation gouvernementale. Elle dépend de la distribution effective des volumes, des prix pratiqués localement et de la rapidité de répercussion dans les stations-service.

Un contexte international très tendu

La crise des carburants s’inscrit dans un environnement international instable. Dans un podcast du Parisien, la situation est reliée à plusieurs crises : la guerre en Ukraine, le conflit au Moyen-Orient, le blocage du détroit d’Hormuz en raison du conflit entre l’Iran et les États-Unis, ainsi que l’attaque d’un oléoduc saoudien appelé Est-Ouest.

Ce contexte pèse sur l’approvisionnement et sur les prix. Le podcast évoque également une attaque de drones à Leipzig, en Allemagne, dont la Russie est soupçonnée d’être à l’origine. Ces éléments nourrissent, selon Le Parisien, un climat international très tendu.

En France, les tensions se sont aussi matérialisées sur le terrain. Le Parisien rapporte que des pêcheurs ont bloqué des dépôts pétroliers et que des ruptures de stock ont commencé à apparaître par endroits. Le gazole avait atteint un pic, puis un niveau record autour de 2,40 euros le litre en moyenne dans les stations-service, selon le podcast.

Emmanuel Macron a cherché à replacer la flambée des prix dans ce contexte international. D’après Le Parisien, le chef de l’État a martelé que cette hausse n’était pas liée à des décisions gouvernementales ou à des mesures nationales, mais aux crises extérieures. Le podcast cite notamment cette idée : la situation vécue en France serait « la conséquence des crises internationales ».

Un enjeu politique et social pour l’exécutif

La hausse des carburants est aussi un sujet politique sensible. Selon Le Parisien, Emmanuel Macron a tenu une conférence de presse puis s’est exprimé dans un exercice de questions-réponses aux JT de TF1 et France 2 sur la crise des carburants. Il a alors ouvert la porte à des mesures plus fortes que celles envisagées jusque-là par son gouvernement.

Le podcast du Parisien rappelle que l’Allemagne avait abaissé les taxes sur les carburants, tandis que la France refusait cette option, notamment pour des raisons de coût. Mais lors de son intervention télévisée, Emmanuel Macron a affirmé qu’il n’y avait « pas de tabou » et que sa priorité était de faire baisser les prix.

Cette piste d’une baisse des taxes n’est pas mise en œuvre dans les sources fournies. La mesure concrète annoncée et désormais engagée est celle de la libération de 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques.

La suite se jouera donc dans les stations-service. Les prochains jours permettront de vérifier si la baisse promise de 12 à 18 centimes par litre se matérialise partout, et si elle suffit à apaiser la pression sur les automobilistes comme sur les secteurs professionnels exposés au prix du gazole.

Les sources de cet article

Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’IA à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication.