Vendredi 6 novembre 2026

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Incendie du lycée Nelson-Mandela à Nantes : deux élèves de 16 ans mis en examen

Mis en examen jeudi, les deux lycéens de 16 ans sont soupçonnés d’avoir participé à l’incendie qui a ravagé l’entrée du lycée Nelson-Mandela, le 1er octobre à Nantes. Le parquet, qui avait demandé leur détention provisoire, conteste leur placement sous contrôle judiciaire.

Vue du lycée Nelson-Mandela avec un stade au premier plan.
Vue du lycée Nelson-Mandela, à Nantes (Loire-Atlantique), le 11 novembre 2020. (photo d’illustration) Adriendelucca · CC0, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Deux élèves de 16 ans ont été mis en examen après l’incendie du lycée Nelson-Mandela à Nantes.
  • Le parquet, qui réclamait la détention provisoire, a fait appel des mesures décidées.
  • La réouverture partielle de l’établissement est prévue le 16 novembre.

Deux mineurs poursuivis après un mois d’enquête

Deux élèves de 16 ans du lycée Nelson-Mandela, à Nantes, ont été mis en examen jeudi 5 novembre dans l’enquête sur l’incendie qui a fortement endommagé l’établissement le 1er octobre. Révélée par Ouest-France, l’information a été confirmée vendredi par le parquet de Nantes, selon franceinfo, Le Monde et 20 Minutes.

D’après le procureur de la République, Antoine Leroy, les deux adolescents ont été placés sous contrôle judiciaire. L’un d’eux fait également l’objet d’un placement en centre éducatif fermé. Le parquet, qui avait requis leur placement en détention provisoire, a annoncé faire appel de la décision du juge des libertés et de la détention.

Ces mises en examen interviennent après les interpellations, mardi, de trois lycéens par la division de la criminalité organisée et spécialisée de Nantes. La garde à vue du troisième adolescent, âgé lui aussi de 16 ans, a été levée mercredi : son implication n’a pas pu être établie, rapporte franceinfo.

Un incendie survenu pendant un blocage lycéen

Le feu s’était déclaré au petit matin du 1er octobre, alors que plusieurs établissements étaient bloqués dans le cadre d’un mouvement de contestation lycéenne. Selon le récit du procureur rapporté par franceinfo, plusieurs jeunes cagoulés auraient placé des poubelles et du mobilier urbain devant l’entrée du lycée avant d’y mettre le feu. Certains auraient utilisé des aérosols projetant des flammes. Des tirs de mortier d’artifice auraient également visé l’établissement.

Parti de l’entrée, l’incendie s’est propagé jusqu’au toit. Le hall a été entièrement détruit ; les vitres, des panneaux photovoltaïques, le réfectoire, des salles de classe ainsi que quelques chambres de l’internat ont aussi été touchés. Des élèves se trouvaient dans l’internat au moment des faits, selon 20 Minutes.

Les images de la façade et du hall en flammes avaient rapidement circulé, notamment sur les réseaux sociaux. Le Figaro rappelle que l’hypothèse d’un départ de feu provoqué par des casseurs extérieurs avait d’abord été évoquée. Les interpellations de mardi ont cependant visé trois mineurs scolarisés dans le lycée, une information confirmée par la préfecture des Pays de la Loire et de Loire-Atlantique.

Des faits passibles de lourdes peines

Les deux adolescents avaient été placés en garde à vue notamment pour destruction ou dégradation du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes, lors d’une manifestation sur la voie publique, et pour destruction en bande organisée. Ce dernier chef est passible de vingt ans de réclusion, a rappelé le parquet, cité par 20 Minutes.

Antoine Leroy avait indiqué jeudi que les deux mineurs avaient admis « une partie de la matérialité des faits ». Le magistrat a aussi évoqué, selon 20 Minutes, « l’extrême gravité des faits », une préparation organisée des moyens employés et des éléments recueillis par les enquêteurs attestant de leur présence sur les lieux.

L’enquête se poursuit au-delà de ces deux mises en examen. Le parquet estime que d’autres personnes ayant participé aux faits restent à interpeller, rapporte 20 Minutes. À ce stade, le nombre exact de participants et le rôle de chacun dans le départ du feu ne sont donc pas établis.

Une réouverture partielle prévue le 16 novembre

Le lycée Nelson-Mandela, situé sur l’île de Nantes, accueille plus de 1 700 élèves et étudiants. Depuis l’incendie, le site est fermé ou fonctionne de manière très perturbée. Une reprise des cours dans l’établissement est envisagée à partir du 16 novembre, selon la région Pays de la Loire et plusieurs médias. Dans une lettre mentionnée par 20 Minutes, la présidente du conseil régional, Christelle Morançais, évoquait une reprise concernant la quasi-totalité des salles de cours.

La facture des réparations a, elle, été revue à la hausse. Le Figaro indique qu’elle avait d’abord été estimée à deux millions d’euros avant d’être réévaluée entre quatre et cinq millions. Franceinfo cite de son côté une estimation d’environ quatre millions d’euros communiquée par la région.

La remise en état du hall, du réfectoire, des chambres touchées et des équipements endommagés pèsera sur le retour durable des élèves dans l’établissement. Sur le plan judiciaire, l’étape la plus proche sera l’examen de l’appel du parquet contre les mesures de sûreté décidées pour les deux lycéens mis en examen.

Sources

Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode