Crans-Montana : après l’incendie du Constellation, les finances communales visées
L’avocat Sébastien Fanti, qui représente des victimes, demande au canton du Valais d’enquêter sur les finances de Crans-Montana. Il met en doute la capacité de la commune à assumer les conséquences du drame.
L’essentiel
- Me Sébastien Fanti demande une enquête officielle sur les finances de Crans-Montana.
- L’incendie du Constellation a fait 41 morts et 115 blessés dans la nuit du nouvel an.
- Dix-sept personnes sont visées par l’enquête pénale, dont le président de Crans-Montana.
Une demande adressée au canton du Valais
Dix mois après l’incendie meurtrier du bar Le Constellation à Crans-Montana, en Suisse, un nouveau front s’ouvre autour des conséquences du drame. Selon des informations du Matin Dimanche et de la SonntagsZeitung, confirmées à l’AFP par l’avocat concerné, Me Sébastien Fanti a saisi les autorités valaisannes pour demander une enquête officielle sur les finances communales.
D’après Le Parisien, Le Figaro, 20 Minutes et Home Fil actu, qui reprennent l’AFP, cette plainte a été adressée au Conseil d’État valaisan le 19 octobre. L’avocat, qui défend des victimes de l’incendie, met en cause la capacité financière de la commune à faire face aux suites de la catastrophe.
Dans ce document consulté par l’AFP, Me Fanti conteste notamment « la capacité de la Commune à faire face aux conséquences financières de l’incendie » ainsi que « la manière dont elle prévient et gère ce risque ». Il ne s’agit donc pas seulement d’une demande de transparence comptable : l’avocat interroge aussi la façon dont la commune anticipe les risques financiers liés à la tragédie.
Une « régie partielle » des comptes demandée
La demande vise l’ouverture d’une enquête officielle sur la situation financière de Crans-Montana. Selon les mêmes sources, Me Fanti réclame aussi une mise « sous régie partielle » de la commune.
Cette mesure concernerait en particulier deux volets :
- les comptes de la commune ;
- sa planification financière en lien avec l’incendie.
Les articles disponibles emploient aussi l’expression de « mise sous tutelle partielle », notamment pour décrire la portée politique et administrative de la demande. Le terme cité dans la plainte, rapporté par l’AFP, est celui de « régie partielle ».
L’objectif avancé par l’avocat est lié aux possibles conséquences financières du drame. Les sources ne détaillent pas le montant potentiel de ces conséquences, ni les indemnisations qui pourraient être en jeu. Elles indiquent en revanche que Me Fanti soupçonne la commune de ne pas être en mesure de gérer ce risque.
À ce stade, les sources consultées ne rapportent pas de réaction de la commune de Crans-Montana à cette demande. Elles ne précisent pas non plus si le Conseil d’État valaisan a déjà donné suite à la plainte.
Un bilan humain très lourd
L’incendie du Constellation est survenu dans la nuit du nouvel an, pendant les célébrations de la Saint-Sylvestre, dans cette station de ski suisse. D’après les sources citées, le drame a fait 41 morts et 115 blessés.
Le Parisien et Le Figaro indiquent que l’incendie a principalement touché des adolescents et de jeunes adultes. Parmi les victimes figuraient de nombreux étrangers, notamment des Italiens et des Français.
Les premiers éléments de l’enquête, rapportés par Le Figaro et Le Parisien, font état d’un départ de feu provoqué par des étincelles de bougies dites « fontaine ». Ces étincelles auraient enflammé une mousse insonorisante située au plafond du sous-sol du bar.
Ces informations restent présentées comme les premiers éléments de l’enquête. Elles s’inscrivent dans une procédure pénale toujours en cours, distincte de la demande déposée par Me Fanti sur les finances communales.
Dix-sept personnes visées par l’enquête pénale
En parallèle de cette démarche administrative, une enquête pénale est déjà ouverte dans le canton du Valais. Selon Le Parisien, Le Figaro, 20 Minutes et Home Fil actu, 17 personnes sont placées sous enquête par le parquet valaisan.
Parmi elles figure Nicolas Féraud, toujours en poste comme président de Crans-Montana, selon les sources reprenant l’AFP. Il est poursuivi, comme les 16 autres personnes concernées, pour « homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence ».
Les personnes visées comprennent aussi, d’après Le Parisien et Le Figaro, des élus ou anciens élus communaux, des employés ou anciens employés des services communaux, ainsi que les propriétaires et gérants français du Constellation, Jacques et Jessica Moretti.
Cette liste montre que l’enquête ne se limite pas aux exploitants du bar. Elle touche aussi la sphère communale, ce qui donne un relief particulier à la nouvelle demande de Me Fanti sur les finances de Crans-Montana. Les deux procédures n’ont toutefois pas le même objet : l’une cherche à établir d’éventuelles responsabilités pénales, l’autre porte sur la capacité financière et la gestion du risque par la commune.
Les prochaines étapes judiciaires et administratives
Selon Le Parisien et Le Figaro, Jacques Moretti doit être de nouveau entendu lundi par les procureures. Cette audition intervient dix mois après l’incendie et dans un contexte judiciaire déjà très sensible, compte tenu du nombre de victimes et des personnes poursuivies.
Sur le plan administratif, la suite dépend désormais de la réponse des autorités valaisannes à la plainte déposée par Me Fanti. Si une enquête officielle était ouverte sur les finances communales, elle porterait sur la situation budgétaire de Crans-Montana et sur sa planification financière liée au drame.
L’enjeu est important pour les victimes et leurs proches. La question posée par l’avocat est simple : la commune peut-elle absorber les conséquences financières de l’incendie, alors même que certains de ses responsables ou anciens responsables sont visés par l’enquête pénale ?
Pour l’instant, les sources disponibles ne permettent pas de répondre à cette question. Elles établissent toutefois que le dossier du Constellation ne se limite plus à la recherche des responsabilités dans le départ de feu. Il inclut désormais une interrogation plus large sur la capacité de la commune à gérer les suites du drame, financièrement et institutionnellement.
Sources
Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode