Samedi 7 novembre 2026

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Iran : Washington promet 20 millions de dollars pour des renseignements nucléaires

Le Centcom offre 20 millions de dollars, avec relogement possible, contre des informations sur les sites, équipements et personnels du programme nucléaire iranien. L’annonce intervient alors que Donald Trump assure avoir déjà frappé une partie des capacités de Téhéran, sans écarter d’autres cibles.

John Ratcliffe assis en réunion à la Maison Blanche.
Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, reçoit des mises à jour à la Maison Blanche, à Washington (États-Unis), le 25 juin 2025. Daniel Torok · Public domain, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Washington offre 20 millions de dollars pour des informations sur le nucléaire iranien.
  • Le Centcom vise les installations, les équipements et le personnel associés au programme.
  • L’offre intervient alors que les négociations sous médiation qatarie se poursuivent.

Une récompense affichée publiquement

Vingt millions de dollars, et la possibilité d’être relogé. Les États-Unis ont annoncé, vendredi 6 novembre, offrir cette récompense à toute personne en mesure de transmettre à l’armée américaine des informations sur le programme nucléaire iranien, rapporte Ouest-France.

L’annonce a été rendue publique sur X par le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom. D’après Le Monde, Washington cherche des renseignements sur les « installations », les « équipements » et le « personnel associé » au programme nucléaire de Téhéran.

Par cette formulation, les autorités américaines ratissent large. Elles s’adressent aussi bien à des personnes proches des sites qu’à des techniciens, des intermédiaires ou des membres d’organisations liées au programme. La mention d’un « possible déménagement » laisse aussi entendre que Washington prend en compte les risques auxquels s’exposeraient d’éventuels informateurs.

Trump maintient la pression sur Téhéran

Cette opération de collecte de renseignements s’inscrit dans une phase militaire déjà engagée. Selon Le Figaro et 20 Minutes avec AFP, la guerre en Iran a commencé en février après des frappes américano-israéliennes. Depuis, Donald Trump affirme à plusieurs reprises qu’il ne veut « pas laisser l’Iran avoir l’arme nucléaire ».

Dans la nuit de vendredi à samedi, le président américain a déclaré devant des journalistes avoir « neutralisé leurs capacités nucléaires », rapporte 20 Minutes avec AFP. Il a néanmoins ajouté qu’il restait « un ou deux sites » à traiter. Le Figaro précise que Donald Trump faisait notamment référence au mont Kolang, appelé « Pickaxe Mountain » en anglais.

Cette montagne est soupçonnée par les services de renseignement américains d’abriter un complexe nucléaire souterrain. Dans ce contexte, l’intérêt d’un appel public à informateurs apparaît plus nettement : lorsque des installations sont enterrées ou dispersées, les renseignements humains peuvent venir compléter les moyens militaires et techniques.

Téhéran nie chercher la bombe

Le pouvoir iranien rejette depuis longtemps les accusations américaines. Téhéran nie vouloir se doter de l’arme atomique et défend son droit au nucléaire civil, rappellent Le Figaro et 20 Minutes avec AFP.

Cette divergence nourrit le bras de fer entre les deux pays. Pour Washington, le programme nucléaire iranien constitue une menace de prolifération qu’il faut contenir, y compris par des frappes et par la recherche d’informateurs. Pour l’Iran, les mêmes activités relèvent d’un droit souverain à développer une filière civile.

La séquence militaire n’a toutefois pas fermé la voie diplomatique. Malgré de récentes frappes américaines sur l’île de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz, des tractations se poursuivent sous médiation qatarie afin de tenter de mettre fin au conflit, selon Le Figaro. L’offre du Centcom survient donc dans un moment où la pression militaire avance en parallèle de négociations indirectes.

Une méthode déjà utilisée contre la Chine

La démarche américaine s’inscrit également dans une évolution plus visible des opérations de renseignement. D’après Le Figaro et 20 Minutes avec AFP, elle rappelle une initiative de la CIA menée début 2026 à destination d’officiers de l’armée chinoise. L’agence américaine avait alors diffusé une vidéo en mandarin sur YouTube pour tenter de recruter des espions au sein de l’armée.

Pékin avait réagi en promettant de prendre « toutes les mesures nécessaires » contre les tentatives d’espionnage étrangères. Dans le cas iranien, la publication par le Centcom d’une offre financière élevée donne à la recherche d’informations une portée politique, au-delà de son objectif opérationnel.

La suite dépendra à la fois de l’évolution des frappes, des renseignements que Washington pourrait obtenir et des négociations menées sous médiation qatarie. L’annonce américaine exerce surtout une pression directe sur les réseaux liés au programme nucléaire iranien, alors que les autorités américaines disent encore viser plusieurs sites.

Sources

Cet article croise 5 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode