Route du Rhum 2026 : Caudrelier défend son titre dans une flotte très ouverte
Le départ de la Route du Rhum 2026 est prévu dimanche 1er novembre, avec 120 bateaux engagés. Tenant du titre, Charles Caudrelier revient avec un Ultim neuf, ambitieux mais encore en rodage.
L’essentiel
- La Route du Rhum 2026 réunira 120 bateaux entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre.
- Charles Caudrelier défend son titre avec un Ultim neuf, puissant mais encore en rodage.
- Tom Laperche, Thomas Coville et Armel Le Cléac’h font partie des rivaux à surveiller.
Un départ massif depuis Saint-Malo
La Route du Rhum 2026 s’élance dimanche 1er novembre, selon Ouest-France. Comme tous les quatre ans, la course se dispute en solitaire et sans escale entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, rappelle Le Parisien.
Cette édition réunit 120 bateaux au départ, répartis dans plusieurs catégories, d’après Le Parisien. Mais l’attention se porte en grande partie sur les Ultim, ces grands trimarans qui devraient, « sauf grosse hécatombe », être les premiers à franchir la ligne en Guadeloupe, selon le média.
La course est courte à l’échelle de la voile océanique. Le Parisien compare une Route du Rhum en Ultim à une épreuve rapide d’athlétisme : il faut partir vite, rester dans le bon groupe, puis tenir jusqu’à l’arrivée. Le format laisse donc peu de place aux temps faibles. En Ultim, la traversée peut se jouer sur environ une semaine de mer.
Caudrelier n’arrive plus dans la peau du favori absolu
Charles Caudrelier, vainqueur de la Route du Rhum 2022, remet son titre en jeu. Il avait alors gagné sur Gitana 17 et établi un record de l’épreuve en 6 jours, 19 heures, 47 minutes et 25 secondes, selon Ouest-France.
Quatre ans plus tard, le contexte est très différent. Ouest-France explique que le skipper court désormais sur Gitana 18, un Ultim présenté comme le plus innovant de la flotte, mais encore loin d’être pleinement fiabilisé. Le Monde évoque de son côté le « Maxi-Edmond-de-Rothschild », un maxi-trimaran neuf mais pas totalement rodé.
Dans un entretien à Ouest-France, Caudrelier dit aborder cette deuxième Route du Rhum avec davantage d’expérience, mais aussi moins de certitudes. Il affirme connaître l’épreuve et savoir ce qu’il doit faire, tout en reconnaissant qu’il dispose d’un bateau jeune, qu’il ne maîtrise pas encore totalement.
Le tenant du titre estime que son équipe a beaucoup travaillé pour corriger les problèmes apparus depuis la mise à l’eau. Mais il souligne aussi que certaines évolutions demandent plus de temps et devront attendre un chantier d’hiver. Selon lui, aucun bateau de cette flotte n’atteint son potentiel de victoire en quelques mois seulement : il faut généralement plusieurs années pour y parvenir.
C’est ce qui change son statut. En 2022, il arrivait fort de victoires dans les courses précédentes et avec la conviction de disposer du meilleur bateau. Cette fois, il juge son trimaran très prometteur, mais encore en phase de découverte. Le titre de l’entretien d’Ouest-France résume sa position : « Dans certaines conditions, je peux jouer la victoire ».
Un Ultim neuf, entre potentiel et fiabilité
Le principal enjeu pour Charles Caudrelier tient donc à l’équilibre entre performance et prudence. Gitana 18 est décrit par Ouest-France comme très innovant. Mais cette ambition technique s’accompagne d’un risque : un bateau récent peut manquer de fiabilité, surtout après une préparation écourtée.
Le skipper ne se présente pas comme un outsider sans ambition. Il dit vouloir tout faire pour être performant. Mais il insiste sur la nécessité de ne pas se mettre une pression excessive. Pour lui, le défi consiste à exploiter au mieux un bateau dont le potentiel est important, sans disposer encore du recul que donne une longue période de navigation.
Ce point est central dans une course comme la Route du Rhum. En solitaire, le marin doit à la fois faire avancer le bateau, gérer les manœuvres, préserver le matériel et prendre les décisions tactiques. Le Parisien souligne la vitesse extrême de ces machines en évoquant, dans sa vidéo, un trimaran lancé à plus de 80 km/h. À ce rythme, chaque problème technique peut rapidement peser lourd.
Le Monde rappelle aussi que Caudrelier a 52 ans et qu’il a déjà « presque tout gagné ». Le média titre sur une phrase forte du skipper : cette Route du Rhum sera « peut-être » sa dernière. L’édition 2026 prend donc une dimension particulière pour lui : défendre un titre, apprivoiser un bateau neuf et peut-être refermer un chapitre de sa carrière sur cette épreuve.
Une concurrence dense en Ultim
Caudrelier n’est pas seul au centre des attentions. Le Parisien cite plusieurs autres prétendants importants dans la catégorie Ultim.
Tom Laperche est présenté comme le benjamin de la classe Ultim. Son nom figure parmi ceux qu’il faudra surveiller pour la victoire. Thomas Coville, lui, apporte une expérience très différente : selon Le Parisien, il prendra le départ de la Route du Rhum pour la huitième fois.
Armel Le Cléac’h fait également partie des skippers suivis de près. Le Parisien rappelle qu’il a déjà gagné plusieurs grandes courses en solitaire, dont le Vendée Globe, la Solitaire du Figaro et la Transat anglaise. Mais la Route du Rhum lui échappe encore. Dans la vidéo du Parisien, il souligne qu’il ne lui reste pas une infinité d’occasions pour ajouter cette course à son palmarès.
Cette densité rend la course moins lisible qu’une édition dominée par un seul favori. Caudrelier a le statut de tenant du titre et de recordman. Laperche incarne une nouvelle génération. Coville apporte l’expérience d’un habitué. Le Cléac’h cherche une victoire qui manque encore à sa carrière. D’après Le Parisien, le plateau est particulièrement relevé cette année.
Les premières heures seront déjà décisives
La suite immédiate se jouera dès le départ de Saint-Malo. Dans une course aussi rapide, les Ultim ne peuvent pas attendre plusieurs jours pour entrer dans le rythme. Le Parisien insiste sur cette logique : il faut partir fort, rester au contact des meilleurs, puis conserver la capacité d’accélérer jusqu’à Pointe-à-Pitre.
Pour Charles Caudrelier, le début de course aura une double valeur. Il devra défendre son rang face à des rivaux solides, mais aussi continuer à découvrir les limites de son nouveau bateau en conditions réelles de compétition. C’est là que se mesurera l’écart entre le potentiel annoncé de Gitana 18 et sa fiabilité actuelle.
Le tenant du titre ne se cache pas, mais il ne se présente plus comme l’homme à battre de manière évidente. La Route du Rhum 2026 s’ouvre donc sur une question simple : son expérience et la vitesse de son Ultim suffiront-elles à compenser le manque de recul sur une machine encore jeune ? Les premiers milles devraient rapidement donner une partie de la réponse.
Les sources de cet article
Cet article croise 3 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’IA à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication.
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Le Parisien YouTube · 30 oct. Route du Rhum : il dompte seul un trimaran lancé à plus de 80 km/h Passage à 8:39