Route du Rhum : avaries en série et duel serré en tête des Ultim
Dix des 115 bateaux engagés avaient déjà abandonné mercredi soir, trois jours après le départ de Saint-Malo, avec plusieurs favoris touchés. En Ultim, malgré les avaries, les pointages restent serrés entre Thomas Coville, Tom Laperche et Armel Le Cléac’h.
L’essentiel
- Dix bateaux sur 115 avaient abandonné après trois jours de course.
- Plusieurs favoris, dont Charles Caudrelier et Jérémie Beyou, ont renoncé.
- En Ultim, les pointages restent serrés entre Thomas Coville et Tom Laperche.
Dix abandons en trois jours
Le départ avait été donné dimanche 1er novembre à 13 h 02, sur une mer annoncée plutôt clémente. Mercredi soir, pourtant, la 13e Route du Rhum comptait déjà plusieurs absents de poids. Selon actu.fr, 10 voiliers sur les 115 engagés avaient abandonné : 3 Ultim, 1 Ocean Fifty, 2 Imoca, 3 Class40 et 1 Vintage Multi. Trois chavirages ont également été recensés entre Saint-Malo et la Guadeloupe.
Le total, pris isolément, ne dépasse pas les standards récents : actu.fr rappelle qu’il correspond au niveau observé après trois jours lors de l’édition 2022. Il reste aussi loin du scénario de 2002, quand seulement trois des 18 multicoques engagés avaient rejoint l’arrivée. Mais la nature des bateaux touchés, et surtout les noms des marins concernés, donnent à ce début de transatlantique une tonalité autrement plus rude.
Des favoris frappés par les avaries
Dans la liste des marins contraints de ralentir, d’attendre les secours ou de renoncer, plusieurs visaient la victoire dans leur catégorie. 20 Minutes rapporte que Francis Joyon, vainqueur en 2018, a chaviré lundi en mer Celtique. Le lendemain, le tenant du titre en Ultim, Charles Caudrelier, a à son tour abandonné après une grave avarie de foil sur le Maxi Edmond de Rothschild.
La série ne s’est pas arrêtée là. Jérémie Beyou, engagé en Imoca sur Charal, a quitté la course pour « raisons médicales », selon 20 Minutes. Armel Tripon a été contraint de renoncer à cause d’un problème de safran, tandis que Fabien Delahaye a abandonné après une blessure. Le Parisien et 20 Minutes rapportent également le chavirage de Matthieu Perraut, en Ocean Fifty, à 400 milles au nord des Açores. La direction de course a précisé que le skipper allait bien et attendait les secours.
Armel Le Cléac’h a lui aussi été touché par un chavirage, d’après 20 Minutes, qui évoquait dans la nuit de mardi à mercredi une opération de secours conduite par le Cross Jobourg et le MRCC Boston.
Une météo moins simple qu’annoncé
La casse ne se résume pas à un gros coup de vent qui aurait balayé la flotte dès la sortie de la Manche. Francis Le Goff, directeur de course, décrit auprès de l’AFP, citée par actu.fr, un départ « très confortable », avec peu de mer au large dans les premières heures. Ce calme initial a pu inciter certains favoris à mettre du rythme très tôt, sans véritable montée en puissance progressive.
Les conditions se sont ensuite révélées plus trompeuses. Dès lundi, les marins ont trouvé en mer Celtique une mer désordonnée, plus difficile à lire. Pour Yoann Richomme, ancien vainqueur interrogé par l’AFP, le passage d’un début de course paisible à des conditions plus fortes a pu rendre les réglages plus délicats et peser sur la gestion de l’effort. Francis Le Goff juge d’ailleurs que les chavirages tiennent davantage à l’état de la mer qu’à la force du vent.
Dans ces conditions, le facteur humain reste déterminant. Michel Desjoyeaux rappelle, dans des propos rapportés par actu.fr, qu’une transatlantique « n’est pas anodin[e] ». Les multicoques actuels sont plus puissants, embarquent davantage de technologie et filent à des vitesses très élevées, mais leur exposition demeure. L’Actual d’Anthony Marchand aurait ainsi heurté un objet non identifié alors qu’il naviguait à 40 nœuds, soit 74 km/h.
En Ultim, des pointages très serrés
En tête, la lecture de la course demeure délicate, car les pointages évoluent rapidement et ne saisissent pas toujours les bateaux au même instant de leur trajectoire. Le Parisien faisait état d’un duel entre Tom Laperche, sur SVR-Lazartigue, et Armel Le Cléac’h, alors devancé de 35 milles nautiques à environ 2 000 milles de Pointe-à-Pitre.
20 Minutes indiquait de son côté qu’au pointage de 8 heures, Thomas Coville avait pris la tête en Ultim devant Tom Laperche. L’écart était alors inférieur à un mille nautique, avec encore 1 854 milles nautiques, soit 3 434 km, à parcourir jusqu’à la Guadeloupe. À ce niveau de proximité, la hiérarchie reste mobile, même si les avaries ont déjà profondément rebattu le plateau des favoris.
La flotte attend un nouveau coup de vent
Les prochains jours pourraient encore durcir la course au cœur de la flotte. Selon actu.fr, une première grosse dépression tropicale devait toucher les Class40 dans la nuit de mercredi à jeudi. Les Imoca devaient, eux aussi, affronter des vents de 30 à 40 nœuds, soit 55 à 74 km/h.
Tom Laperche estimait mercredi matin avoir déjà franchi une séquence difficile, après avoir décrit une mer très agitée et des rafales. S’il conserve une marge suffisante au moment d’engager son long bord vers la Guadeloupe, il pourrait réduire la prise de risque. Plus en arrière, l’objectif immédiat sera surtout de préserver les bateaux, dans une transatlantique qui a déjà écarté plusieurs favoris.
Sources
Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode