Jeudi 5 novembre 2026

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Ukraine : des négociations avec la Russie annoncées à Abou Dhabi sous médiation américaine

Des représentants ukrainiens, russes et américains sont attendus les 10 et 11 novembre aux Émirats arabes unis pour des discussions de travail. Kiev confirme un « format trilatéral », mais les frappes russes récentes et le précédent de Genève limitent les attentes.

Hall d’hôtel moderne et lumineux à Abou Dhabi.
Le lobby de l’hôtel The WB Abu Dhabi, à Abou Dhabi (Émirats arabes unis), le 12 septembre 2022. (photo d’illustration) Dasomm · CC0, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Des négociations Ukraine-Russie-États-Unis sont prévues les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi.
  • Les discussions doivent porter sur la sécurité d’après-guerre, la désescalade et l’aide humanitaire.
  • Friedrich Merz doute de la volonté russe de négocier sérieusement la paix.

Un format tripartite prévu aux Émirats

Des représentants ukrainiens, russes et américains doivent se retrouver les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi, avec l’objectif de rouvrir un canal de discussion sur la guerre en Ukraine. L’annonce est venue de l’émissaire américain Steve Witkoff, avant d’être confirmée par le Kremlin, selon franceinfo. Si elle a bien lieu, cette réunion constituerait la première rencontre de ce type depuis février, lorsque des échanges organisés à Genève s’étaient refermés sans avancée tangible.

Volodymyr Zelensky a confirmé mercredi soir qu’un « format trilatéral » était en préparation au niveau des équipes, associant l’Ukraine, les États-Unis et la Russie, d’après Le Parisien. Le président ukrainien, alors en visite à Madrid, a précisé avoir parlé pendant une heure et demie avec Steve Witkoff et Jared Kushner. Kiev affirme rester prêt à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à un conflit qui dure depuis plus de quatre ans et demi.

Sécurité, désescalade et aide humanitaire au menu

Les discussions annoncées à Abou Dhabi ne devraient pas se limiter à la question d’un cessez-le-feu. Steve Witkoff a indiqué sur X qu’elles porteraient aussi sur les garanties de sécurité d’après-guerre, la désescalade, les efforts humanitaires et les prochaines étapes vers la paix, rapporte franceinfo. Jared Kushner, de son côté, a insisté sur la nécessité de bâtir une architecture de sécurité capable d’empêcher une reprise des hostilités une fois les combats terminés, selon Le Parisien.

Pour Kiev, ce point conditionne toute perspective d’accord. Depuis le début de l’invasion russe, l’Ukraine demande des garanties suffisamment robustes pour éviter qu’un texte signé ne soit suivi, à terme, d’une nouvelle offensive. D’après Home Fil actu, Volodymyr Zelensky espère que ces négociations pourront ouvrir la voie à une rencontre au niveau des dirigeants, dans un format réunissant l’Ukraine, la Russie et les États-Unis.

Berlin affiche son scepticisme face à Moscou

En Europe, l’annonce est reçue avec prudence. À Berlin, où il accueillait Volodymyr Zelensky, le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé que Moscou ne paraissait pas disposé à entrer dans de véritables négociations de paix. « Pour l’instant, je ne vois pas cela se produire », a-t-il déclaré, selon 20 Minutes. Il a appelé la Russie à discuter d’abord d’un cessez-le-feu, avant d’aborder un accord de paix.

Le souvenir de Genève nourrit cette réserve. En février, la dernière rencontre de ce type n’avait produit aucune avancée concrète, l’Ukraine accusant alors la Russie de s’en tenir à des positions maximalistes. Friedrich Merz a également estimé que, si Donald Trump invitait Vladimir Poutine au sommet du G20 à Miami, Volodymyr Zelensky devrait lui aussi être convié, d’après 20 Minutes.

Les frappes assombrissent la reprise du dialogue

L’annonce des pourparlers intervient pendant que les bombardements continuent. Selon franceinfo, une attaque russe contre un centre de distribution humanitaire dans la région de Zaporijjia a fait au moins 29 morts lundi. L’Ukraine a aussi été bombardée dans la nuit de lundi à mardi : l’armée de l’air ukrainienne a recensé plusieurs missiles balistiques, 59 missiles de croisière et 289 drones d’attaque lancés contre son territoire. À Kharkiv, un hôpital a été touché, faisant au moins 73 blessés.

Volodymyr Zelensky y voit le signe que Moscou cherche à compromettre toute avancée diplomatique. Il a dénoncé, selon franceinfo, une preuve supplémentaire que la Russie ne veut ni désescalade ni justice réelle. Côté russe, le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a affirmé que 493 drones ukrainiens avaient été neutralisés alors qu’ils se dirigeaient vers la capitale.

Washington multiplie les canaux avant Abou Dhabi

Avant le rendez-vous d’Abou Dhabi, les États-Unis tentent d’organiser la séquence diplomatique. Steve Witkoff doit se rendre à Bruxelles afin de discuter des garanties de sécurité avec des représentants de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Union européenne et de l’Otan, selon franceinfo.

Un autre rendez-vous est annoncé à Washington. Melania Trump a fait savoir qu’elle réunirait personnellement des représentants de la Russie et de l’Ukraine à la Maison Blanche, rapporte 20 Minutes. Ni la composition des délégations ni les modalités de cette rencontre n’ont été précisées. La première étape demeure donc celle des 10 et 11 novembre : mesurer si ces discussions de travail peuvent déboucher sur autre chose qu’un simple canal de contact, alors que chaque signal diplomatique reste immédiatement rattrapé par la situation militaire.

Sources

Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode