À Trappes, l’hommage après l’attentat raciste vire à la polémique politique
Une semaine après l’attaque qui a fait un mort et sept blessés dans les Yvelines, des milliers de personnes se sont réunies à Trappes. La visite d’Emmanuel Macron et ses mots sur la nature de l’attentat ont ensuite déclenché une controverse.
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L’essentiel
- L’attaque du 23 octobre à Trappes et La Verrière a fait un mort et sept blessés.
- Des milliers de personnes se sont rassemblées à Trappes pour rendre hommage aux victimes et dénoncer le racisme.
- Les propos d’Emmanuel Macron sur la nature de l’attentat ont suscité une polémique politique.
Un rassemblement massif à Trappes
Une semaine après l’attentat raciste commis à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées vendredi soir à Trappes pour rendre hommage aux victimes.
Selon HugoDécrypte, 12 000 personnes étaient présentes, d’après les organisateurs. Le rassemblement était organisé à l’initiative du maire de Trappes, Ali Rabeh. Il visait à honorer la mémoire de Pengo Bossio Wangi, 26 ans, tué lors de l’attaque, et à soutenir les blessés.
L’événement avait aussi une portée politique et citoyenne. D’après HugoDécrypte, il était organisé pour dénoncer « le racisme, l’islamophobie et toutes les formes de haine ». Une minute de silence a été observée.
Plusieurs responsables politiques, principalement issus de la gauche, étaient présents. HugoDécrypte cite notamment Jean-Luc Mélenchon, de La France insoumise, et Raphaël Glucksmann, de Place publique.
Une attaque de quinze minutes
Le Monde a reconstitué le déroulé de l’attaque, survenue vendredi 23 octobre. Selon le média, il est environ 10 heures lorsqu’une Renault Clio grise s’arrête avenue Hector-Berlioz, à Trappes. Depuis le véhicule, un homme armé d’un pistolet mitrailleur de type Sten tire sur une voiture. À l’intérieur, une mère et sa fille échappent aux tirs.
La course meurtrière se poursuit ensuite en plusieurs points de la ville. Toujours selon Le Monde, le conducteur se dirige vers une maison de santé et tire en rafale, sans faire de blessé. Il repart ensuite vers un square, où Pengo Bossio Wangi est tué. Une infirmière présente sur place tente de le réanimer par massage cardiaque, sans succès.
Le tireur présumé continue sa route. Le Monde rapporte qu’il vise ensuite un autre véhicule, puis recommence plus au sud, sans toucher les personnes à l’intérieur. Il se rend ensuite vers une station-service, où deux nouvelles personnes sont blessées. Les images de vidéosurveillance le filment à cet endroit.
L’attaque se poursuit à La Verrière, où deux autres personnes sont blessées. Puis, à environ deux kilomètres de là, le suspect tire une dizaine de balles sur une enfant. Son âge varie selon les sources : Le Monde évoque une fillette de 11 ans, tandis que HugoDécrypte parle d’une enfant de 12 ans.
Au total, selon Le Monde, l’attaque a duré près de quinze minutes. Elle a fait un mort et sept blessés.
Un suspect interpellé à Coignières
Le suspect, identifié par les sources comme Kevin T., 39 ans, est interpellé à Coignières à 10 h 20, selon Le Monde. Il est ensuite placé en garde à vue.
Les éléments rapportés par les sources décrivent un mobile raciste assumé. Selon Le Monde, au moment de son interpellation, Kevin T. se félicite en substance auprès des policiers d’avoir vengé des commerçants pillés le 17 octobre en s’en prenant aux Noirs et aux Arabes.
HugoDécrypte rapporte de son côté que l’assaillant a admis auprès des policiers avoir ciblé des personnes musulmanes, africaines ou nord-africaines. Il aurait également déclaré avoir choisi Trappes délibérément, en considérant la ville comme un « repère d’islamistes ».
D’après HugoDécrypte, Kevin T. a été mis en examen jeudi, notamment pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. La circonstance aggravante du mobile raciste a été retenue. Il a été placé en détention provisoire.
Les mots d’Emmanuel Macron contestés
La dimension politique de l’affaire s’est accentuée avec la venue d’Emmanuel Macron sur place. Selon Le Parisien, le président de la République s’est rendu à Trappes en début de soirée, accompagné du maire, Ali Rabeh.
Lors de cette visite, une déclaration du chef de l’État a déclenché une polémique. Le Parisien rapporte qu’Emmanuel Macron a présenté l’attaque comme la première fois qu’un acte terroriste planifié visait à tuer des Français, dont des enfants, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qui leur était attribuée.
Cette formulation a été critiquée. D’après Le Parisien, elle semblait oublier d’autres attaques terroristes commises en France, notamment celles de Mohamed Merah en 2012 contre des personnes de confession juive, ainsi que l’assassinat du père Hamel en 2016.
Face à la controverse, l’Élysée a ensuite précisé, toujours selon Le Parisien, que le président parlait du premier attentat raciste fondé sur la couleur de peau commis dans le pays. Cette clarification n’a pas empêché la polémique d’entacher la portée de la déclaration présidentielle, selon l’analyse du média.
Une affaire judiciaire et politique encore ouverte
Au-delà de la séquence politique, l’enquête judiciaire se poursuit autour d’un dossier désormais qualifié, selon HugoDécrypte, d’assassinat et de tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec mobile raciste.
Le rassemblement de Trappes a montré l’ampleur de l’émotion locale et nationale. Il a aussi replacé au centre du débat public la question du racisme, de l’islamophobie et des violences visant des personnes perçues comme africaines, maghrébines ou musulmanes.
Les prochaines étapes dépendront de l’instruction judiciaire et des éléments retenus par les enquêteurs. Sur le plan politique, la controverse autour des mots d’Emmanuel Macron montre que la qualification des violences racistes et terroristes reste un sujet sensible, particulièrement lorsqu’elle s’inscrit dans l’histoire récente des attentats en France.
Les sources de cet article
Cet article croise 3 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’IA à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication.
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Le Parisien YouTube · 30 oct. Une fin de mandat crépusculaire [PODCAST] Emmanuel Macron cerné par les crises Passage à 20:26