Mercredi 4 novembre 2026

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À Washington, Trump défend son bilan avant des midterms à haut risque

Au terme d’une tournée de 28 étapes, Donald Trump devait s’exprimer, lundi 2 novembre, près du Lincoln Memorial, puis multiplier les appels depuis la Maison-Blanche. À la veille des midterms, les démocrates dénoncent une prise de parole centrée sur son bilan, alors que plusieurs républicains s’en détachent.

Façade du Lincoln Memorial sous un ciel bleu.
Le Lincoln Memorial, à Washington (États-Unis), en 2013. (photo d’illustration) Martin Falbisoner · CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Donald Trump a parlé à Washington à la veille des midterms.
  • Il a défendu son bilan et minimisé les inquiétudes sur l’inflation.
  • Les démocrates espèrent profiter d’un scrutin difficile pour le camp présidentiel.

Un dernier discours au Lincoln Memorial

Donald Trump a choisi un décor chargé d’histoire pour l’un de ses derniers messages avant le vote. Selon Le Monde, le président américain devait prendre la parole lundi 2 novembre, à 14 heures à Washington, au bord du bassin du Lincoln Memorial, récemment rénové. L’intervention venait clore, ou presque, une tournée électorale de 28 étapes, achevée la veille au Kansas.

Le programme présidentiel prévoyait ensuite un retour à la Maison-Blanche. Toujours d’après Le Monde, Donald Trump devait y enchaîner sept rassemblements téléphoniques entre 16 heures et 20 h 15, soit jusqu’au milieu de la nuit en France. La cadence dit la place prise par le chef de l’État dans cette dernière ligne droite : son nom ne figure pas sur les bulletins, mais son bilan pèse directement sur les candidats républicains engagés dans les élections de mi-mandat.

Un bilan défendu jusqu’au bout

Le président a surtout tenté d’imposer son récit : celui d’un second mandat, commencé en janvier 2025, qui aurait remis le pays sur de meilleurs rails. Le Figaro rapporte qu’il a lancé à Washington : « J’ai tenu plus de promesses que je n’en ai fait. » Le quotidien décrit pourtant une allocution décousue, davantage consacrée à ses projets pour la capitale fédérale qu’aux élections du lendemain.

Donald Trump a prolongé cette ligne sur Fox News, selon le fil d’actualité de BFMTV. Il y a appelé à « préserver la grandeur de l’Amérique » et assuré que les États-Unis se trouvaient dans une situation bien meilleure qu’auparavant : « Nous sommes formidables aujourd’hui. Il y a deux ans, nous étions dans une situation catastrophique. » Alors que le coût de la vie et la hausse des prix comptent parmi les principales préoccupations des électeurs, il a aussi affirmé que le problème de l’inflation était « résolu ».

Cette défense offensive se heurte toutefois aux difficultés rencontrées par plusieurs candidats républicains. BFMTV souligne que le bilan présidentiel est devenu un poids pour certains d’entre eux, au point de les pousser à prendre leurs distances avec la Maison-Blanche.

Les démocrates dénoncent une prise de parole déconnectée

La riposte démocrate n’a pas tardé. Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat, a qualifié le discours de « pathétique », rapporte Le Figaro. Il y voit le signe d’un président coupé de la réalité vécue par les Américains.

La critique porte notamment sur l’écart entre les sujets choisis par Donald Trump et ceux qui structurent la campagne. Le Figaro souligne que le président est fragilisé par ses politiques économiques, migratoires et internationales. Le même média estime que la majorité républicaine au Congrès pourrait être menacée. Dans ce climat, une intervention centrée sur les réalisations présidentielles et les projets monumentaux à Washington laisse peu de matière aux candidats qui cherchent, circonscription par circonscription, à convaincre sur des préoccupations locales.

Un scrutin décisif pour le Congrès

Les élections de mi-mandat sont rarement favorables au parti du président. Le Figaro rappelle qu’historiquement, la formation qui occupe la Maison-Blanche perd du terrain au Congrès lors des midterms. Pour Donald Trump, l’objectif immédiat consiste donc à limiter les pertes, voire à conserver assez d’appuis pour préserver sa marge de manœuvre à Washington.

Si les démocrates reprenaient le contrôle de la Chambre des représentants, ils disposeraient d’un levier sur le budget fédéral. Ils pourraient aussi ouvrir des enquêtes parlementaires, notamment sur les accusations de corruption visant Donald Trump et son entourage, selon Le Figaro. Une majorité démocrate au Sénat aurait, de son côté, la capacité de freiner les nominations présidentielles, en particulier si un siège venait à se libérer à la Cour suprême.

La bataille se joue également sur le terrain judiciaire. Le Monde rapporte que l’administration Trump a saisi la Cour suprême pour faire mettre de côté les bulletins de 20 000 électeurs en Californie. Cette procédure s’ajoute à une fin de campagne déjà tendue, alors que les premiers bureaux de vote s’apprêtent à fermer.

La Maison-Blanche se prépare à plusieurs scénarios

Donald Trump suivra les résultats depuis la Maison-Blanche, entouré de proches, de conseillers et de membres du gouvernement, selon CNN cité par BFMTV. La chaîne américaine rapproche cette organisation de celle des midterms de 2022, lorsque Donald Trump avait réuni ses soutiens à Mar-a-Lago en anticipant de larges victoires pour les candidats qu’il avait adoubés.

Cette fois, la prudence paraît plus sensible dans l’entourage présidentiel. BFMTV rapporte que Donald Trump reste optimiste et croit encore que son implication dans la campagne peut inverser la tendance. Mais des membres de son gouvernement se prépareraient à tous les scénarios, y compris à un revers dans les urnes.

Sources

Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode