Mercredi 4 novembre 2026

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Inflation, carburants, Iran : les midterms se tendent pour Donald Trump

À la veille du scrutin du 3 novembre, près d’un électeur inscrit sur deux fait du coût de la vie son premier critère de vote. Inflation persistante, carburants renchéris et guerre en Iran fragilisent Donald Trump, y compris dans le camp républicain.

Pancartes électorales au bord d’une route en Arizona.
Des pancartes de campagne lors des élections de mi-mandat, à Tucson (Arizona), en septembre 2022. (photo d’illustration) D&RG Railfan · CC BY 3.0, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Le coût de la vie est la première préoccupation des électeurs américains avant les midterms.
  • La guerre en Iran alimente la hausse des carburants et fragilise une promesse de Donald Trump.
  • Les sondages montrent une forte impopularité du président et un risque de vote sanction.

Le coût de la vie domine le scrutin

Près d’un électeur inscrit sur deux place le coût de la vie en tête de ses préoccupations au moment de voter aux élections de mi-mandat, organisées ce mardi 3 novembre aux États-Unis. Selon un sondage Reuters/Ipsos cité par Le Figaro et réalisé auprès de 1 765 adultes américains entre jeudi et lundi, 48 % des électeurs interrogés disent que ce sujet déterminera leur choix. Les normes démocratiques arrivent nettement derrière, à 26 %, devant l’immigration, citée par 13 % des répondants.

Pour Donald Trump, ce cadrage électoral est défavorable. Le président républicain avait été élu en novembre 2024 en promettant de mettre fin à la hausse des prix et de rendre la vie quotidienne plus abordable. Deux ans plus tard, l’inflation atteignait encore 3,7 % sur un an en septembre, d’après Le Figaro, même si la croissance américaine demeure solide.

Une promesse économique devenue vulnérable

La question de l’« affordability », équivalent américain du pouvoir d’achat, avait aidé Donald Trump à élargir son électorat lors de la présidentielle. Le Figaro rappelle que sa promesse de faire baisser les prix avait convaincu une partie d’électeurs latinos et afro-américains, habituellement plus proches des démocrates, et contribué à la victoire républicaine.

Le même thème se retourne désormais contre lui. Des millions d’Américains peinent à boucler leurs fins de mois, rapporte le quotidien, et une partie d’entre eux en tient le président pour responsable. Home Fil actu souligne aussi que Donald Trump a attendu la dernière minute pour se saisir du coût de la vie, en particulier du prix du carburant, alors que celui-ci pèse directement sur le budget de nombreux ménages. Dans une élection de mi-mandat, où la majorité présidentielle est souvent sanctionnée, cette perception peut rejaillir sur les candidats républicains au Congrès.

Les carburants relient économie et guerre en Iran

La flambée des prix à la pompe donne au mécontentement un point d’application immédiat. Selon Le Figaro, les prix du carburant ont fortement augmenté depuis le début du conflit au Moyen-Orient en février. Le journal relie cette hausse à la guerre en Iran, qui place Donald Trump devant une autre contradiction politique.

Le Monde estime que le président est exposé à un vote sanction en raison de ses « reniements » : il avait promis de juguler l’inflation, mais aussi de ne plus engager les États-Unis dans une aventure militaire extérieure. Or la guerre en Iran et l’envolée du coût de la vie suscitent désormais de fortes interrogations dans le camp républicain. Le Figaro évoque, lui, une impasse stratégique du conflit, qui nourrit l’impopularité du président.

Des sondages qui inquiètent les républicains

Les derniers indicateurs d’opinion donnent la mesure du risque. D’après Le Figaro, 60 % des Américains désapprouvent l’action de Donald Trump. Dans un sondage NBC cité par le quotidien, 43 % des personnes interrogées déclarent que leur vote aux midterms sera un signe d’opposition au président. Le Figaro souligne qu’un tel niveau n’avait pas été observé depuis trois décennies.

Ces chiffres ne disent pas à eux seuls quelle sera la composition du prochain Congrès. Ils dessinent en revanche le terrain de cette fin de campagne : une présidence contestée sur les prix, fragilisée par la hausse des carburants et critiquée pour une guerre que Donald Trump avait promis d’éviter. Les résultats détermineront la marge de manœuvre de la Maison-Blanche pour les deux dernières années du mandat.

Sources

Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode