Alerte à la bombe sur un vol Dublin-Rome : l’A320 dérouté à Évreux
Parti de Dublin pour rejoindre Rome, un Airbus A320 a été dérouté jeudi 5 novembre vers la base aérienne d’Évreux après le signalement d’une bombe à bord. Les 151 passagers et les 6 membres d’équipage ont été évacués et sécurisés, tandis que les démineurs inspectaient l’appareil.
L’essentiel
- L’A320 Dublin-Rome s’est posé peu après 10 heures à Évreux.
- Les 151 passagers et 6 membres d’équipage ont été mis en sécurité.
- Des alertes similaires ont récemment visé plusieurs vols en Europe.
Atterrissage sur une base militaire française
Peu après 10 heures, jeudi 5 novembre, un Airbus A320 qui assurait la liaison Dublin-Rome s’est posé sur la base aérienne d’Évreux, dans l’Eure. L’avion venait d’être dérouté à la suite du signalement d’une alerte à la bombe à bord, ont annoncé les services du premier ministre, cités notamment par franceinfo et Le Figaro.
À son bord se trouvaient 151 passagers et 6 membres d’équipage. Tous ont été mis en sécurité après l’atterrissage, selon Matignon. Dans la foulée, les équipes de déminage sont intervenues sur l’appareil, pendant que les autorités suivaient l’opération « en temps réel », conformément aux procédures prévues, a indiqué l’exécutif.
Une opération suivie par Matignon
Aucune précision n’a été donnée, à ce stade, sur l’origine de l’alerte ni sur les circonstances exactes dans lesquelles elle a été déclenchée. Le choix de la base aérienne d’Évreux, plutôt que celui d’un aéroport civil, répond à une logique de mise à l’écart de l’appareil, afin de sécuriser le site pendant les vérifications.
Selon Le Figaro, l’Airbus a été escorté par un Rafale. Cette information n’a pas été détaillée davantage par les autres sources, mais elle s’inscrit dans le type de réponse que les autorités peuvent engager lorsqu’un avion de ligne fait l’objet d’une menace et doit être accompagné jusqu’à un point d’atterrissage sécurisé.
D’après 20 Minutes, qui cite des données de Flightradar24 repérées par Le Parisien, l’appareil n’avait pas encore touché le sol à 9 h 40 et son arrivée était alors attendue autour de 10 heures. L’atterrissage a ensuite été confirmé par les services du premier ministre.
Une série d’alertes en Europe
Cet incident survient alors que plusieurs alertes ont visé, ces derniers jours, des transports commerciaux en Europe. Franceinfo rappelle qu’une dizaine de vols commerciaux avaient été concernés deux jours plus tôt par des signalements similaires, finalement jugés faux par les autorités des pays concernés. Le gouvernement français n’a pas indiqué si le vol Dublin-Rome dérouté vers Évreux s’inscrivait dans cette série.
20 Minutes mentionne plusieurs vols touchés mardi, dont au moins quatre appareils de Ryanair : Manchester-Murcie, Lisbonne-Rome, Dublin-Rome et Dublin-Sofia. Deux vols à destination de Varsovie, l’un de SAS depuis Copenhague et l’autre de LOT depuis Londres-Heathrow, ainsi qu’un vol Wizz Air Bergame-Sofia, ont aussi été cités parmi les liaisons visées. Un paquebot de croisière aurait également été concerné par une alerte à la bombe ce même jour.
Franceinfo rapporte un autre précédent récent : lundi, un vol Wizz Air entre Luton, en Angleterre, et Sofia avait dû se poser en urgence à Budapest, escorté par deux avions de chasse hongrois.
Vérifications avant toute reprise
Une fois les passagers et l’équipage mis en sécurité, l’intervention des démineurs devient l’étape centrale de la procédure. Leurs vérifications doivent permettre d’établir si la menace signalée à bord repose sur un élément matériel ou si elle relève d’une fausse alerte, comme plusieurs incidents récents survenus en Europe.
Les autorités françaises n’ont pas communiqué de bilan supplémentaire ni d’élément sur l’auteur éventuel du signalement. Dans l’attente de la fin des contrôles, l’avion demeure soumis à une procédure de sécurité encadrée par l’État, avec un suivi direct de Matignon.
Sources
Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode