Mobilisation du 5 novembre : 70 000 policiers et gendarmes déployés
Laurent Nuñez a annoncé le déploiement de 70 000 policiers et gendarmes, jeudi 5 novembre, pour une journée de grève nationale que les autorités prévoient très suivie. Plus de 220 actions sont attendues, avec la crainte de violences en marge des cortèges.
L’essentiel
- 70 000 policiers et gendarmes seront mobilisés jeudi en France.
- Les autorités prévoient plus de 220 actions de voie publique.
- Beauvau redoute des black blocs, des cortèges sauvages et des dégradations.
70 000 agents mobilisés jeudi
À la veille de la journée de mobilisation du 5 novembre, Laurent Nuñez a fixé le cadre depuis la place Beauvau : 70 000 policiers et gendarmes seront déployés jeudi sur l’ensemble du territoire. Lors d’un point presse, mercredi 4 novembre, le ministre de l’Intérieur a présenté un dispositif « exactement le même » que celui mis en place le 31 octobre, selon Le Parisien et Le Figaro.
Le ton se veut dissuasif. Le ministre a promis « une réponse d’une extrême fermeté » en cas d’« exactions » ou de « débordements ». D’après Le Monde, les autorités prévoient « un peu plus de 220 actions de voie publique », pour l’essentiel déclarées par l’intersyndicale. Le mot d’ordre national, lancé par les principaux syndicats, porte sur la défense des salaires et de l’emploi.
Une mobilisation annoncée large
La journée doit agréger des publics variés : salariés du privé, agents publics, retraités, mais aussi lycéens et étudiants mobilisés depuis plusieurs semaines, rapporte Le Parisien. Les décomptes disponibles divergent légèrement. Beauvau évoque un peu plus de 220 actions, quand une carte de la CGT citée par Le Parisien en recense 252.
Les autorités anticipent une forte participation. Selon Le Parisien, elles attendent entre 500 000 et 700 000 personnes hors Paris, auxquelles s’ajouteraient entre 40 000 et 80 000 manifestants dans la capitale. Un tel niveau dépasserait les 550 000 participants comptabilisés par le ministère de l’Intérieur le 17 octobre. Le 31 octobre, selon Le Figaro, 291 actions avaient été recensées, pour une participation évaluée, selon les sources, entre 320 000 et 500 000 personnes en France, dont 70 000 à 200 000 à Paris.
Les violences du 17 octobre en toile de fond
Si Beauvau affiche une telle prudence, c’est d’abord en raison des précédentes journées de mobilisation. Le 17 octobre, des violences et des pillages avaient éclaté en marge des cortèges dans plusieurs villes, notamment à Paris, Marseille et Lyon, selon Le Figaro. Près de 3 000 commerces avaient été vandalisés, d’après le même journal.
Le gouvernement veut éviter que ces scènes ne se reproduisent. La porte-parole Maud Bregeon a déclaré que l’exécutif était « extrêmement vigilant », car il était « hors de question » de revivre ce qui s’était produit le 17 octobre, rapporte Le Parisien. La journée du 31 octobre, elle, s’était terminée par 779 interpellations sur l’ensemble du territoire, mais « sans incident majeur », selon Le Figaro.
Unités d’élite, blindés et contrôles en amont
Le dispositif prévu jeudi mobilise des moyens spécialisés. Le RAID, le GIGN et la BRI seront engagés, d’après Le Figaro, aux côtés des 26 blindés Centaure de la gendarmerie, d’une quinzaine d’engins lanceurs d’eau, d’hélicoptères et de drones. Laurent Nuñez a décrit un dispositif « sécable, mobile » et « extrêmement agile ».
Le ministre a distingué trois risques principaux : la présence de « black blocs », les « cortèges sauvages » et les « pillages et dégradations de commerces ou de bâtiments publics », rapporte Le Figaro. Pour tenter de les contenir avant même les rassemblements, des contrôles doivent être menés sur les axes routiers, les axes ferroviaires et dans les gares, afin d’entraver les personnes que les autorités soupçonneraient de vouloir commettre des violences.
Le Figaro cite également une source proche des services de renseignement selon laquelle la journée pourrait faire converger plusieurs oppositions venues du secteur public, du privé, de la jeunesse, de collectifs citoyens et de formations situées à gauche ou à l’extrême gauche. Cette possible jonction, autant que le nombre de cortèges annoncés, nourrit le niveau de vigilance affiché par Beauvau.
Une journée scrutée par Beauvau
Laurent Nuñez a insisté sur un point : la mobilisation doit pouvoir se dérouler dans le calme. « On ne tolérera pas de débordement, il y aura des interpellations », a-t-il prévenu, selon Le Figaro.
Jeudi, les forces de l’ordre devront encadrer les cortèges déclarés, prévenir les départs de cortèges non autorisés et protéger les commerces comme les bâtiments publics dans les villes jugées exposées. Au ministère de l’Intérieur, la journée sera notamment mesurée à l’aune du 31 octobre : les moyens annoncés sont les mêmes, mais la participation attendue pourrait être plus élevée.
Sources
Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode