Après les midterms, les Bourses montent en Europe mais la tech décroche à Wall Street
Le scrutin de mi-mandat américain a d’abord soulagé les marchés, convaincus qu’un Congrès démocrate briderait les baisses d’impôts de Donald Trump. Mais la perspective d’un encadrement plus strict de l’IA a déclenché un décrochage brutal des valeurs technologiques à New York.
L’essentiel
- Le CAC 40 a gagné plus de 3 % après la victoire démocrate aux midterms.
- Wall Street a d’abord monté, puis le Nasdaq a chuté de 5,52 % jeudi selon Le Figaro.
- Les investisseurs arbitrent entre espoir de discipline budgétaire et crainte d’une régulation de l’IA.
Le CAC 40 porté par l’espoir d’un frein budgétaire
Le CAC 40 a gagné plus de 3 % depuis la victoire démocrate aux élections de mi-mandat aux États-Unis, selon Capital. Le mouvement ne s’est pas limité à Paris : plusieurs grands indices européens, dont l’Euro Stoxx 50, en ont également profité, les investisseurs pariant sur un Congrès désormais capable de contenir une partie des projets de Donald Trump.
Capital rapporte que les démocrates ont pris le contrôle des deux chambres du Congrès et remporté des victoires dans des bastions républicains. Pour Edmond de Rothschild, cité par le média économique, ce résultat constitue « le premier véritable contrepoids » au pouvoir présidentiel depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
C’est surtout la lecture budgétaire du scrutin qui a soutenu les actions européennes. Mirabaud Asset Management, également cité par Capital, juge que de nouvelles baisses d’impôts paraissent désormais exclues, ce qui pourrait améliorer la trajectoire des finances publiques américaines. Cette perspective a contribué au repli des taux à long terme : depuis les élections, le recul du rendement à dix ans des États-Unis a alimenté la hausse des marchés actions de part et d’autre de l’Atlantique.
Une réaction initiale favorable à New York
À New York aussi, le premier réflexe a été acheteur. D’après le fil d’actualité publié le 4 novembre, la Bourse de New York a ouvert en nette hausse après la victoire démocrate, les investisseurs saluant la dissipation d’une partie des incertitudes politiques.
Cette réaction s’inscrit dans un schéma souvent observé après les élections de mi-mandat. John Plassard, associé et responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, rappelle que « depuis 1950, le S&P 500 a progressé après chaque élection de mi-mandat à horizon 6 à 12 mois ». La statistique ne dit rien du chemin que suivront les cours à très court terme, mais elle explique en partie l’accueil favorable réservé, dans un premier temps, au verdict des urnes.
La réponse des marchés n’a toutefois pas été homogène. Les indices les plus larges ont pu profiter des anticipations de taux plus bas, tandis que certains segments de la cote, davantage exposés aux choix industriels et réglementaires américains, ont été rapidement sanctionnés.
L’IA fait basculer le Nasdaq
Le retournement le plus spectaculaire a frappé la technologie. Selon Le Figaro, le Nasdaq a perdu 5,52 % à la clôture jeudi, sa plus forte baisse journalière depuis avril 2025. Le journal évoque une baisse de capitalisation supérieure à 2 500 milliards de dollars. Le Monde indique, de son côté, que l’indice, très chargé en valeurs technologiques, perdait plus de 5 % en séance jeudi 5 novembre.
L’explication avancée renvoie directement aux conséquences politiques du scrutin sur l’intelligence artificielle. Le Monde écrit que les résultats des midterms accentuent la défiance envers les valeurs liées à l’IA et aux centres de données. Le Figaro souligne que de nombreux projets de data centers, indispensables au développement de l’IA, pourraient être remis en question, tandis que les investisseurs anticipent de nouvelles régulations dans le secteur.
Cette inquiétude a débordé le seul Nasdaq. En raison du poids des géants technologiques dans les grands indices américains, le S&P 500 et le Dow Jones ont aussi été touchés, d’après Le Figaro. La séance ne traduit donc pas tant un rejet global du résultat électoral qu’un arbitrage brutal contre les entreprises jugées vulnérables à un durcissement politique.
Une rotation vers les secteurs traditionnels
En Europe, la baisse des taux longs et l’apaisement des craintes sur la dette ont profité aux banques, très présentes dans le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50, selon Capital. Le média relève aussi une rotation sectorielle au bénéfice de secteurs plus traditionnels, comme la consommation et la santé, au détriment des semi-conducteurs et des valeurs liées à l’IA.
Les marchés européens ont également été soutenus par un autre facteur : l’espoir d’une posture diplomatique plus accommodante concernant la guerre avec l’Iran, qui a pesé sur les prix du pétrole, d’après Capital. Pour une économie européenne dépendante des importations d’hydrocarbures, une énergie moins chère améliore les anticipations des investisseurs.
Ces mouvements n’effacent pas les risques politiques. Edmond de Rothschild prévient, selon Capital, qu’un désaccord entraînant une possible fermeture de l’administration fédérale pourrait prolonger la volatilité. Mirabaud Asset Management met aussi en garde contre des blocages autour du budget ou du plafond de la dette, susceptibles de faire remonter les taux longs. Les prochaines discussions au Congrès seront suivies de près, tout comme les annonces sur l’encadrement de l’intelligence artificielle.
Sources
Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode