Jeudi 5 novembre 2026

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Après les midterms, Moscou veut préserver la médiation de Trump sur l’Ukraine

La victoire démocrate aux élections de mi-mandat réduit la marge de Donald Trump dans le dossier ukrainien. Moscou veut croire que sa médiation survivra au nouvel équilibre à Washington, tandis que les Européens pressent les États-Unis de maintenir l’aide à Kiev et la pression sur la Russie.

Le Grand palais du Kremlin à Moscou, au bord de la Moskova.
Le Grand palais du Kremlin, à Moscou (Russie), en 2025. (photo d’illustration) Юрий Д.К. · CC BY 4.0, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Le Kremlin espère que Donald Trump poursuivra sa médiation sur l’Ukraine malgré la victoire démocrate aux midterms.
  • Kaja Kallas appelle le prochain Congrès américain à soutenir Kiev et à accentuer la pression sur Moscou.
  • La presse russe redoute que la fenêtre diplomatique se referme avec l’entrée en fonction du nouveau Congrès le 3 janvier 2027.

Le Kremlin s’accroche à Trump

« Le président Trump reste en fonction. » Dmitri Peskov a choisi cette formule pour fixer la ligne de Moscou après les élections américaines de mi-mandat. Le porte-parole de la présidence russe a dit mercredi espérer que Donald Trump poursuivrait ses « efforts en faveur de la paix » dans le conflit en Ukraine, selon Le Figaro et 20 Minutes, qui citent un média pro-Kremlin.

La réaction intervient au lendemain d’une victoire démocrate aux midterms, interprétée comme un revers pour les républicains de Donald Trump. Vue de Moscou, elle ne change pas, à court terme, le nom de l’occupant de la Maison Blanche. Elle déplace en revanche le rapport de force politique à Washington. Le prochain Congrès, dominé par les démocrates, entrera en fonction le 3 janvier 2027, rapporte Le Monde.

La fenêtre diplomatique se resserre

Dans la presse russe, l’inquiétude affleure déjà. Plusieurs éditorialistes estiment que Moscou ne disposerait plus que de quelques semaines, jusqu’à l’installation du nouveau Congrès, pour obtenir de Donald Trump un accord sur l’Ukraine, selon Le Monde. Le raisonnement tient au calendrier : tant que le président américain conserve une marge de manœuvre, le Kremlin entend maintenir une négociation placée sous impulsion américaine.

20 Minutes rappelle que de nouvelles négociations ont été récemment annoncées sous supervision américaine. Cette séquence donne donc un relief particulier aux échéances institutionnelles américaines. Une majorité démocrate au Congrès pourrait entraver la stratégie de la Maison Blanche, surtout si elle pousse à renforcer le soutien à Kiev et à adopter une ligne plus ferme à l’égard de la Russie.

Les Européens réclament une ligne plus ferme envers Moscou

C’est précisément la direction souhaitée par plusieurs responsables européens. Après la victoire démocrate, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a dit espérer que le prochain Congrès américain continuerait à soutenir l’Ukraine et « exercera davantage de pression sur la Russie », rapporte 20 Minutes. Elle a également insisté sur la force d’une coordination entre Européens et Américains.

Le Parisien replace cette prise de position dans une période de rapprochement entre Donald Trump et Moscou. Le président américain a conclu un accord sur des livraisons de gazole russe et exempté la Russie de nouvelles sanctions sur son secteur énergétique, selon le quotidien. Ces décisions confortent les attentes du Kremlin. Elles alimentent aussi les réserves des Européens, qui redoutent une séquence diplomatique trop favorable à Moscou.

Berlin partagé entre espoir et prudence

En Allemagne, les réactions disent bien cette ambivalence. Le ministre des affaires étrangères Johann Wadephul s’est félicité du « changement » provoqué par la victoire démocrate, y voyant une possible occasion de relancer des initiatives diplomatiques sur les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, d’après 20 Minutes et Le Parisien.

Le chancelier Friedrich Merz, lui, s’est montré plus circonspect. « Pour être franc, ces deux dernières années, Trump a gouverné en grande partie sans tenir compte du Congrès. Pourquoi cela changerait-il aujourd’hui ? », a-t-il déclaré, selon Le Parisien. Même avec un Congrès démocrate, la politique étrangère américaine pourrait donc rester largement pilotée depuis la Maison Blanche.

Kiev demeure au centre des tractations

Côté ukrainien, Volodymyr Zelensky s’est entretenu avec des émissaires américains avant des rencontres avec la Russie, selon Le Parisien et 20 Minutes. Les discussions portent sur la paix, la sécurité et la reconstruction, dans un climat politique américain devenu moins favorable à Donald Trump.

La guerre, elle, continue de produire ses effets les plus immédiats sur le terrain. 20 Minutes rapporte que le bilan d’une frappe russe ayant touché un point de distribution d’aide humanitaire dans la région de Zaporijjia est monté à 40 morts, deux jours après l’attaque, avec la possibilité que des corps se trouvent encore sous les gravats.

La prochaine échéance politique est désormais fixée : le nouveau Congrès américain s’installera le 3 janvier 2027. D’ici là, Moscou cherche à préserver la médiation de Trump, tandis que Kiev et ses soutiens européens veulent obtenir de Washington le maintien de l’aide américaine et une pression accrue sur la Russie.

Sources

Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode