Lundi 2 novembre 2026

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Aux États-Unis, des midterms décisives pour le second mandat de Trump

Les Américains votent mardi 3 novembre pour renouveler la Chambre, une partie du Sénat et plusieurs postes locaux. Le scrutin peut réduire fortement la marge de manœuvre de Donald Trump jusqu’en 2028.

Vue du Capitole des États-Unis sous un ciel bleu.
Le Capitole des États-Unis, à Washington (D.C.), en 2007. (photo d’illustration) Noclip · Public domain, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Les midterms renouvellent toute la Chambre des représentants et une partie du Sénat.
  • Une victoire démocrate pourrait réduire la capacité d’action de Donald Trump.
  • Le coût de la vie et l’immigration dominent la campagne.

Un vote qui ne choisit pas le président

Les élections de mi-mandat américaines, les « midterms », se tiennent mardi 3 novembre 2026. Elles interviennent deux ans après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche et ne remettent pas directement en jeu son mandat. Le président restera en fonction, quel que soit le résultat.

L’enjeu est ailleurs : le contrôle du Congrès. Comme le rappelle actu.fr, c’est au Congrès que se joue une grande partie de la vie politique américaine, car le président ne peut généralement pas faire adopter une loi sans l’accord des deux chambres.

Les électeurs renouvellent l’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants. Les élus y siègent deux ans. Le Sénat, lui, compte 100 membres élus pour six ans, mais il est renouvelé par tiers tous les deux ans. En 2026, 35 sièges de sénateurs sont en jeu, dont deux dans le cadre d’élections partielles, selon actu.fr.

Le scrutin dépasse aussi Washington. D’après Le Figaro, plusieurs postes de gouverneurs sont à pourvoir. Le Monde souligne également que certains électeurs doivent choisir des représentants locaux et se prononcer sur des référendums. Les midterms forment donc une vaste séquence électorale nationale et locale.

Le Congrès, clé des marges de manœuvre

Donald Trump aborde ces élections avec un avantage institutionnel : les républicains contrôlent les deux chambres du Congrès. Au Sénat, son parti détient 53 sièges sur 100, selon actu.fr. À la Chambre des représentants, les républicains disposent aussi d’une courte majorité.

Cette configuration facilite l’action du président. Elle lui permet de faire avancer plus facilement ses textes et de s’appuyer sur une majorité parlementaire pour défendre son programme.

Mais cet équilibre peut basculer. Si les démocrates reprennent la Chambre des représentants, ils pourront bloquer une partie des projets du président. Si le Sénat change aussi de majorité, ils pourraient freiner certaines nominations présidentielles, notamment celles de juges fédéraux ou de hauts responsables de l’administration, explique actu.fr.

Le Figaro résume l’enjeu en présentant ces midterms comme un scrutin décisif pour les marges de manœuvre de Donald Trump jusqu’en 2028. Home Fil actu évoque également une échéance importante pour le président et son parti, qui risquent de perdre leur majorité.

Une telle situation ne serait pas inédite. En 2018, pendant son premier mandat, Donald Trump avait perdu 41 sièges à la Chambre, ce qui avait permis aux démocrates d’en reprendre le contrôle, rappelle actu.fr.

Une forte mobilisation avant le scrutin

La participation anticipée donne déjà un signal politique. Selon des chiffres publiés vendredi 30 octobre et rapportés par l’AFP, cités par actu.fr, 47,9 millions d’Américains avaient déjà voté par anticipation. Le niveau est présenté comme record.

Cette mobilisation est particulièrement observée dans plusieurs États clés, où la participation est en forte hausse. Les mêmes chiffres indiquent aussi davantage d’électeurs démocrates que républicains parmi les votants anticipés.

Ces données ne suffisent pas à prédire le résultat final. Elles montrent toutefois que l’élection suscite un intérêt important, dans un pays où les midterms peuvent transformer la seconde moitié d’un mandat présidentiel.

Le scrutin se déroule aussi dans un climat très polarisé. Home Fil actu décrit des électeurs qui affichent leur préférence politique jusque dans leur jardin. Ce détail illustre la visibilité de l’engagement partisan dans la campagne, alors que républicains et démocrates se disputent le contrôle du Congrès.

Pouvoir d’enquête et risque politique

Si les démocrates reprennent la Chambre, leur influence ne se limitera pas au vote des lois. Ils pourraient aussi lancer de nouvelles enquêtes parlementaires visant Donald Trump ou certains membres de son administration.

Le chef des députés démocrates, Hakeem Jeffries, a promis en septembre de « faire rendre des comptes aux escrocs », selon l’AFP citée par actu.fr. Il n’a pas exclu non plus une nouvelle procédure d’impeachment, c’est-à-dire une mise en accusation du président en vue d’une éventuelle destitution.

Une telle procédure ne signifierait pas pour autant un départ automatique de Donald Trump. La mise en accusation devrait d’abord être votée par une majorité de représentants. Le président a déjà été mis en accusation à deux reprises pendant son premier mandat, en 2019 et en 2021, sans être destitué.

Les midterms peuvent donc ouvrir une période de confrontation institutionnelle. Un Congrès divisé, ou passé en partie sous contrôle démocrate, compliquerait l’adoption de textes et renforcerait le pouvoir de contrôle de l’opposition. Donald Trump resterait président, mais avec une capacité d’action plus contrainte.

Les sujets qui pèsent dans l’isoloir

La campagne se joue aussi sur les préoccupations quotidiennes des électeurs. D’après actu.fr, le coût de la vie est au centre des débats. Le sujet revient chez les candidats démocrates comme républicains.

En 2024, Donald Trump avait fait campagne en dénonçant une inflation trop élevée et en mettant en cause Joe Biden, alors président sortant. Près de deux ans après son retour à la Maison-Blanche, il n’a pas réussi à maîtriser la hausse des prix dans des domaines comme le logement, l’alimentation ou l’énergie, selon actu.fr. Cette promesse non tenue pourrait peser dans le vote.

L’immigration constitue un autre thème majeur. Donald Trump avait promis d’expulser massivement les immigrés en situation irrégulière. Mais la mise en œuvre de cette politique suscite des critiques, notamment autour de comportements jugés excessifs de la police de l’immigration, l’ICE. Selon un sondage Fox News réalisé début octobre et cité par actu.fr, 43 % des Américains approuvent sa gestion de l’immigration, contre 56 % qui la désapprouvent.

Les résultats détermineront la composition du Congrès appelé à entrer en fonctions le 3 janvier 2027. D’ici là, l’attention portera sur le basculement éventuel d’une ou des deux chambres, les postes de gouverneurs et les scrutins locaux. C’est à partir de cette nouvelle carte politique que se dessinera la suite du mandat de Donald Trump.

Sources

Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode