Cinq Britanniques d’ultradroite interdits de séjour dans le Nord après des actions antimigrants
Interpellés près de Dunkerque, cinq ressortissants britanniques soupçonnés d’actions d’intimidation contre des migrants ont écopé de mesures alternatives aux poursuites. Le parquet indique que les violences signalées n’ont pas été caractérisées.
L’essentiel
- Cinq Britanniques proches de l’ultradroite ont été interpellés près de Dunkerque.
- Le parquet indique que les violences signalées n’ont pas été caractérisées.
- Ils sont interdits de paraître six mois dans le Nord et le Pas-de-Calais.
Une interpellation près de Dunkerque
Cinq ressortissants britanniques présentés par la préfecture du Nord comme appartenant à la « mouvance d’ultradroite » ont été interpellés jeudi 29 octobre près de Dunkerque, selon Le Parisien et Le Figaro avec l’AFP. 20 Minutes, citant le parquet, précise qu’ils sont âgés de 30 à 46 ans.
D’après la préfecture, ils circulaient sur le littoral du nord de la France à bord d’un minibus qu’ils avaient eux-mêmes baptisé « The Battle Bus ». Toujours selon cette source, ils diffusaient en direct, sur un réseau social, des images présentées comme illustrant des actions d’intimidation visant des migrants.
Les cinq hommes ont été arrêtés pour participation à un groupement formé en vue de préparer des violences contre des personnes et pour transport sans motif légitime d’armes de catégorie D, selon la préfecture, citée par Le Parisien, Le Figaro et d’autres médias.
Des armes de catégorie D saisies
Lors de leur interpellation, les cinq Britanniques avaient en leur possession plusieurs objets considérés comme des armes de catégorie D. 20 Minutes, citant la procureure de Dunkerque Charlotte Huet, mentionne des bombes lacrymogènes et au poivre, un bâton et une matraque. Le Parisien, Le Figaro et Le Monde évoquent notamment quatre bombes lacrymogènes.
Le transport de ces armes est illégal sans motif légitime, rappelle le parquet, selon 20 Minutes. Cette qualification a conduit les autorités judiciaires à retenir le port ou transport d’armes comme élément central du dossier.
Les premiers éléments diffusés samedi par la préfecture mettaient aussi l’accent sur le contexte des actions antimigrants. Les autorités administratives évoquaient alors des images tournées et diffusées en direct, dans une logique d’intimidation. Les sources ne détaillent pas le contenu précis de ces vidéos ni les personnes qui y apparaissent.
Violences signalées, mais non caractérisées
L’arrivée du groupe en France avait été signalée au parquet par une association, rapporte 20 Minutes avec l’AFP. Cette association accusait les cinq hommes de violences visant des personnes en situation irrégulière.
Mais le parquet apporte une nuance importante : selon la procureure de Dunkerque Charlotte Huet, l’enquête n’a pas permis de caractériser des faits de violences. Autrement dit, à ce stade, les mesures décidées reposent surtout sur la détention et le transport d’armes, ainsi que sur les éléments liés aux actions d’intimidation évoquées par la préfecture.
Cette précision modifie la lecture du dossier. Samedi, plusieurs médias, dont Le Parisien, Le Figaro et Le Monde, rapportaient que les cinq militants devaient être placés en rétention administrative en vue d’une expulsion du territoire français, selon la préfecture. Dimanche, 20 Minutes, citant le parquet, indique finalement que des mesures alternatives aux poursuites ont été prononcées.
Six mois d’interdiction dans deux départements
À l’issue de leur garde à vue, les cinq hommes ont été présentés à un juge. Selon 20 Minutes et Le Monde, ils ont reçu une interdiction de paraître pendant six mois dans le Nord et le Pas-de-Calais.
Ils doivent aussi remettre les armes saisies et verser chacun 500 euros à une association d’aide aux victimes, d’après le parquet cité par 20 Minutes. Ces décisions relèvent d’alternatives aux poursuites.
Les informations disponibles montrent donc deux temps dans la réponse des autorités : d’abord l’annonce, par la préfecture, d’un possible placement en rétention dans la perspective d’une expulsion ; ensuite la décision judiciaire rapportée par le parquet, centrée sur l’interdiction de territoire local, la remise des armes et le versement à une association. Les sources ne précisent pas si une procédure administrative d’expulsion reste envisagée parallèlement.
Un littoral sous tension migratoire
L’affaire s’inscrit dans un contexte déjà sensible sur le littoral nord de la France, point de départ de traversées clandestines vers l’Angleterre. Selon Le Figaro avec l’AFP, plus de 21 000 migrants sont arrivés en Angleterre après avoir traversé clandestinement le détroit du Pas-de-Calais, d’après des données officielles britanniques. Le même article précise que ces chiffres sont en forte baisse par rapport à la même période en 2025.
Les autorités françaises ont déjà eu à gérer la présence de militants britanniques hostiles aux migrants dans la région. Le Figaro et Home Fil actu rappellent qu’en janvier, deux Britanniques soupçonnés d’être venus participer à une mobilisation antimigrants interdite près de Calais avaient été arrêtés puis expulsés du territoire français.
Home Fil actu ajoute que dix autres militants d’extrême droite britanniques avaient été interdits de territoire français mi-janvier, en lien avec des accusations d’actions violentes envers des migrants sur le littoral français au cours des mois précédents.
La suite du dossier dépend désormais du respect des mesures prononcées : les cinq Britanniques ne peuvent pas paraître dans le Nord et le Pas-de-Calais pendant six mois. Les autorités devront aussi suivre l’application de la remise des armes et du versement imposé à chacun des cinq hommes.
Sources
Cet article croise 5 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode