Vendredi 6 novembre 2026

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Mobilisation du 5 novembre : entre 575 000 et 1,6 million de manifestants

De Paris aux grandes villes, la journée d’action pour les salaires et le pouvoir d’achat a mobilisé largement jeudi 5 novembre. Mais l’ampleur du mouvement reste disputée : la CGT revendique près de 1,6 million de manifestants, quand le ministère de l’intérieur en comptabilise 575 000, dans un bilan provisoire.

Défilé syndical de la CGT dans une rue de Chambéry.
Des syndicalistes de la CGT défilent lors de la manifestation contre la réforme des retraites, à Chambéry (Savoie), le 28 mars 2023. (photo d’illustration) Florian Pépellin · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • La CGT revendique près de 1,6 million de manifestants, dont 350 000 à Paris.
  • Le ministère de l’intérieur avance 575 000 à 600 000 participants selon des bilans provisoires.
  • Une conférence sociale avec syndicats et patronat est prévue lundi à Matignon.

Des cortèges nombreux, des chiffres très éloignés

350 000 personnes à Paris selon la CGT, 65 000 d’après le ministère de l’intérieur. À lui seul, l’écart dit la bataille des chiffres qui a accompagné la mobilisation du jeudi 5 novembre. Le syndicat affirme que près de 1,6 million de personnes ont défilé dans toute la France, dont 350 000 dans la capitale, et présente la journée comme un succès, appréciation également portée par des responsables de la CFDT et de la CGT, d’après franceinfo.

Place Beauvau, le comptage est nettement plus bas. Le ministère de l’intérieur a annoncé 575 000 manifestants en France, dont 65 000 à Paris, dans un bilan communiqué à 18 heures et présenté comme « provisoire à ce stade », selon franceinfo. Le Monde mentionne, de son côté, une estimation ministérielle d’environ 600 000 personnes, transmise peu avant 17 heures et elle aussi qualifiée de non définitive. Malgré ces écarts, autorités et CGT décrivent une mobilisation importante ; elles divergent surtout sur son ampleur.

Le pouvoir d’achat au centre de la mobilisation

La journée du 5 novembre s’inscrit dans une séquence de contestation sociale alimentée par les revendications sur les salaires et le pouvoir d’achat. L’appel émanait de l’intersyndicale, mais les cortèges ont aussi rassemblé, selon les sources disponibles, des gilets jaunes, des salariés et des jeunes mobilisés.

Cette composition a donné à la journée une portée plus large qu’une grève limitée à un secteur. Le mot d’ordre principal portait sur la vie chère, dans un climat de grogne sociale qui, selon l’article de fil d’actualité fourni, est monté d’un cran jeudi. Les manifestations se sont tenues dans de nombreuses villes, avec des images de défilés notamment à Bordeaux rapportées par franceinfo.

Une mobilisation supérieure aux précédentes selon Beauvau

Le ministère de l’intérieur a inscrit la journée du 5 novembre dans la continuité des mobilisations récentes. Selon Beauvau, 227 actions avaient été recensées le 31 octobre, pour 320 000 personnes ; 289 actions le 24 octobre, pour 410 000 participants ; et 430 actions le 17 octobre, pour 550 000 participants. À s’en tenir au comptage ministériel de jeudi, ces données font apparaître une progression par rapport aux journées précédentes.

La comparaison demeure toutefois fragile, les organisations syndicales produisant leurs propres décomptes. Le 17 octobre, la CGT avait revendiqué 800 000 manifestants, rappelle franceinfo. Ce décalage entre syndicats et autorités se retrouve de façon particulièrement nette le 5 novembre : l’estimation de la CGT est près de trois fois supérieure au chiffre communiqué par le ministère de l’intérieur.

Des incidents signalés dans plusieurs villes

Le ministère de l’intérieur a indiqué que les cortèges déclarés s’étaient « globalement bien déroulés », tout en faisant état de tensions dans plusieurs villes. Selon Beauvau, le bilan national à 18 heures mentionnait 448 interpellations, 53 membres des forces de l’ordre blessés et 86 interventions pour incendies.

Le ministère attribue ces troubles à la présence de « groupes à risque », composés de plusieurs centaines de militants radicaux et d’ultra-gauche, à Rennes, Marseille, Nantes, Lyon, Bordeaux ou Strasbourg. D’après Beauvau, ces groupes ont tenté de faire dégénérer les cortèges ou de pénétrer dans des périmètres interdits, notamment dans des centres-villes placés sous protection des forces de sécurité intérieure. Le ministère a également signalé des incidents « extrêmement violents » à Toulouse.

À Strasbourg, Beauvau a dénoncé l’incendie d’une effigie de CRS portant les lettres « CRS SS ». Le préfet a saisi la justice à la demande du ministre, selon franceinfo. Des incidents liés au mouvement lycéen ont par ailleurs été signalés dans la matinée.

Une conférence sociale prévue à Matignon

La suite doit se jouer sur le terrain du dialogue social. Selon Le Monde, une « conférence sociale » avec les syndicats et le patronat est prévue lundi à Matignon, après une journée qui a confirmé la vigueur de la contestation, même si son volume exact reste disputé.

Le gouvernement abordera ce rendez-vous avec deux lectures de la mobilisation. Celle des syndicats insiste sur une participation massive et sur la pression exercée par les revendications salariales. Celle du ministère de l’intérieur retient un niveau plus contenu, mais supérieur aux mobilisations précédentes, ainsi qu’un bilan sécuritaire marqué par plusieurs centaines d’interpellations. Les discussions annoncées devront donc intégrer à la fois la demande sociale exprimée dans les cortèges et la gestion de l’ordre public lors des prochaines journées d’action.

Sources

Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode