Morilles ChampiBon rappelées : ce que l’on sait après le décès à Montpellier
Marie-Lou, 27 ans, est morte à Montpellier après un repas comprenant des morilles séchées. Une enquête judiciaire est ouverte, tandis que des lots ChampiBon vendus par B&M France et Promocash font l’objet de rappels en raison d’une toxine suspectée.
L’essentiel
- Une enquête est ouverte après la mort d’une femme de 27 ans à Montpellier.
- Des morilles séchées ChampiBon vendues chez B&M font l’objet d’un rappel national.
- Un autre rappel concerne des produits distribués par Promocash à des professionnels.
Une enquête après une aggravation rapide
Marie-Lou, 27 ans, est morte mardi à Montpellier, au lendemain d’un repas au cours duquel elle avait mangé un poulet aux morilles. Selon Le Parisien, le parquet de Montpellier a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort, confiée au commissariat de police nationale de Montpellier.
Cité par Le Parisien, le gouvernement fait état de « symptômes gastro-intestinaux sévères » apparus quelques heures après la consommation de morilles séchées. La jeune femme a alors contacté un centre antipoison, qui l’a orientée vers le CHU de Montpellier. Son état s’est ensuite rapidement dégradé. Sur Instagram, sa sœur a décrit une réaction « très rare », avec des organes vitaux qui auraient lâché les uns après les autres.
Une autopsie a été pratiquée. D’après le parquet, les premières conclusions confirment que la victime, qui ne souffrait d’aucune comorbidité, avait ingéré ce type de champignons. Des analyses toxicologiques spécialisées doivent désormais dire si un lien peut être établi entre les morilles consommées et le décès.
Des morilles vendues chez B&M retirées du marché
Les autorités sanitaires ont lancé un rappel de morilles séchées de la marque ChampiBon, commercialisées par B&M France. Le site gouvernemental Rappel Conso évoque, selon franceinfo, une probable contamination par une toxine susceptible de provoquer une intoxication alimentaire.
Le produit correspondant à la référence consommée par la jeune femme a été identifié puis retiré de la vente, rapporte Le Parisien. Le quotidien mentionne des morilles ChampiBon portant le code-barres 3760201609743, avec une date limite de consommation fixée au 1er décembre 2029, vendues dans les magasins B&M partout en France entre le 12 octobre et le 3 novembre.
Franceinfo indique pour sa part que les produits concernés appartiennent au lot 262306 et ont été commercialisés entre le 23 juin et le 3 novembre. Cette différence de périmètre impose de vérifier précisément les références figurant sur les emballages, en attendant les résultats des analyses en cours.
Un autre rappel vise Promocash
Un second rappel a été signalé jeudi 5 novembre par actu.fr. Il concerne des morilles séchées ChampiBon distribuées par Promocash, une enseigne qui s’adresse surtout aux professionnels, notamment les restaurateurs, les commerçants, les collectivités ou les associations. Des particuliers peuvent donc avoir été exposés sans avoir acheté eux-mêmes le produit.
Selon actu.fr, le rappel porte sur un pot de 400 grammes portant le code-barres 3760201600023, le numéro de lot 262306 et une date limite de consommation fixée au 1er décembre 2029. Ces morilles auraient été vendues dans toute la France entre le 23 juin et le 3 novembre.
Les professionnels concernés sont invités à ne pas les consommer, les cuisiner ni les servir. Le produit doit être détruit et peut faire l’objet d’un remboursement.
Des symptômes à prendre au sérieux
Les autorités demandent aux personnes qui détiennent les morilles rappelées de ne pas les consommer. Le ministère de la Santé, cité par franceinfo et Le Parisien, avertit qu’elles peuvent être « toxiques, même après cuisson ».
Les symptômes signalés sont principalement des diarrhées et des vomissements, apparaissant dans les heures suivant le repas. Selon la fiche de rappel citée par actu.fr, ils peuvent, dans de rares cas, entraîner une déshydratation sévère.
Les personnes ayant consommé ces morilles et présentant de tels signes doivent contacter en urgence un centre antipoison. Pour les produits achetés chez B&M, Le Parisien indique qu’ils peuvent être rapportés en magasin et que le service client de l’enseigne peut être joint par téléphone ou par courriel. Les analyses complémentaires doivent encore préciser si la toxine suspectée explique la mort de la jeune femme et déterminer l’ampleur exacte du risque pour les consommateurs.
Sources
Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode