Route du Rhum : à Saint-Malo, 115 bateaux au départ et des budgets sous tension
À la veille du départ vers la Guadeloupe, Saint-Malo vit les derniers mouvements de flotte. Derrière l’affluence populaire et les 115 concurrents annoncés, plusieurs skippeurs ont dû renoncer, faute de financements suffisants.
L’essentiel
- 115 voiliers doivent s’élancer de Saint-Malo vers la Guadeloupe.
- Les Imoca ont quitté les bassins samedi, après les Ultim.
- Plusieurs skippeurs ont renoncé faute de sponsors suffisants.
Dernières heures avant l’Atlantique
Saint-Malo est entré dans le dernier compte à rebours. Selon La Tribune, 115 voiliers doivent s’élancer pour la Route du Rhum, l’une des transatlantiques en solitaire les plus suivies. Le départ de cette 13e édition est prévu le 1er novembre, depuis Saint-Malo, avec un cap sur Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, d’après franceinfo.
La veille du départ, l’ambiance décrite dans les sources mêle fête populaire et tension sportive. La Tribune parle d’une forte effervescence dans la cité corsaire, avec une météo présentée comme étonnamment clémente à quelques heures du coup d’envoi. Franceinfo souligne que les skippers ont pu être salués une dernière fois par le public malouin, après deux semaines festives autour de l’événement.
La Route du Rhum rassemble cette année six catégories de bateaux, selon franceinfo : quatre classes professionnelles — IMOCA, Ultim 32/23, Class40 et Ocean Fifty — et deux catégories amateurs, Vintage Mono et Vintage Multi. Cette diversité fait partie de l’identité de la course, qui réunit des machines de haute technologie et des voiliers plus anciens sur un même parcours transatlantique.
Les Imoca quittent les bassins
Samedi 31 octobre, les mouvements de flotte se sont poursuivis dans les bassins de Saint-Malo. Après les Ultim, les grands multicoques, les Imoca ont à leur tour quitté les bassins, rapporte franceinfo. Ces monocoques, bien connus du public du Vendée Globe, ont franchi l’écluse du Naye en fin de matinée.
Franceinfo précise que 22 Imoca étaient concernés. Ils se sont engagés sas après sas dans l’écluse, tout au long de la matinée. Ce passage a offert un dernier moment de proximité entre les skippers et le public avant la traversée de l’Atlantique en solitaire.
Parmi les noms cités par franceinfo figuraient Violette Dorange, Arnaud Boissières, Sam Goodchild et Armel Tripon. Le média présentait ce passage comme un moment particulier, à moins de vingt-quatre heures du départ. Pour les marins, il marque aussi une bascule : la sortie progressive du port, puis la mise en attente avant la ligne, dans une zone où chaque bateau doit rester sous surveillance.
À bord de Sodebo, une veille permanente
Cette phase d’attente n’a rien d’un temps mort. Le Figaro a suivi une rotation à bord de l’Ultim Sodebo, le trimaran de Thomas Coville, déjà sorti du bassin Vauban par l’écluse depuis vendredi soir tard. Le bateau mouillait ensuite dans la baie de Saint-Malo, à l’abri, en attendant de rejoindre la ligne de départ à la pointe du Groin.
Selon Le Figaro, Sodebo n’est pas laissé seul dans la baie. Des équipes se relaient pour assurer la sécurité du bateau et procéder aux dernières vérifications. Le journal décrit cinq équipes de deux personnes, avec des rotations de quatre heures la nuit et de deux heures le jour.
Le reportage donne à voir le travail discret des équipes techniques. À bord, François Duguet, présenté comme le « boat captain », et Gwen Guenin, chargé de l’opérationnel en électronique, effectuent notamment une rotation de contrôle. Le Figaro les décrit comme des « anges gardiens » du bateau. La formule résume l’enjeu : ces grands voiliers sont des machines complexes, et les dernières heures avant le départ servent à limiter au maximum les risques.
Le titre du Figaro résume cette exigence par une phrase attribuée à l’équipe : « On a zéro droit à l’erreur ». Dans une course en solitaire, l’équipage technique reste à terre après le départ. Les vérifications avant l’appareillage prennent donc une importance particulière, surtout sur des bateaux de cette taille et de cette sophistication.
Derrière la fête, la course aux sponsors
Si 115 concurrents sont annoncés au départ, tous ceux qui visaient la Route du Rhum ne seront pas sur la ligne. Le Monde souligne que plusieurs skippeurs ont renoncé à participer, notamment dans la classe Imoca, faute de financements suffisants.
Cette information rappelle que la Route du Rhum n’est pas seulement une aventure sportive. Elle dépend aussi de montages économiques lourds. Les skippers doivent réunir des partenaires, préparer les bateaux, financer les équipes techniques et assurer la logistique. Lorsque le budget ne suit pas, même un projet sportif avancé peut s’arrêter avant Saint-Malo.
Le Monde insiste sur cette « course aux sponsors » qui accompagne la course au large. Les 115 participants donnent l’image d’un plateau fourni, mais ce chiffre ne dit pas tout des difficultés rencontrées en amont. La présence médiatique de la Route du Rhum attire le public et les partenaires, mais elle ne garantit pas à chaque marin un financement suffisant.
Le cas des Imoca est particulièrement symbolique. Franceinfo rappelle que ces monocoques sont les bateaux stars du Vendée Globe. Ils bénéficient d’une forte visibilité, mais aussi d’exigences élevées. D’après Le Monde, c’est pourtant dans cette classe que des renoncements ont été constatés. Les sources ne donnent pas le nombre de skippers concernés ni leurs noms, mais elles établissent clairement le motif : l’absence de sponsors suffisants.
Un départ très attendu vers Pointe-à-Pitre
Le départ doit envoyer les concurrents vers la Guadeloupe, au terme d’un rituel désormais bien installé dans l’histoire de la course au large. Franceinfo rappelle que la Route du Rhum a été remportée par des marins comme Mike Birch, Florence Arthaud, Laurent Bourgnon, Michel Desjoyeaux, Franck Cammas ou Loïck Peyron.
Pour cette édition, l’enjeu immédiat est plus concret : réussir la sortie de flotte, rejoindre la zone de départ, puis s’élancer dans de bonnes conditions. Le Figaro indique que Sodebo doit quitter son mouillage dimanche matin vers 10 heures pour se diriger vers la ligne située à la pointe du Groin. Les autres classes suivent, chacune avec ses contraintes.
Les prochaines heures seront donc décisives. Elles doivent transformer l’effervescence de Saint-Malo en départ de course. Elles diront aussi quels bateaux prendront effectivement la mer, après des semaines de préparation, de présentation au public et de recherche de financements. La Route du Rhum commence sur l’eau, mais une partie de la sélection s’est déjà jouée à terre, dans les budgets et les partenariats.
Sources
Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode