Mardi 3 novembre 2026

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Route du Rhum : Charles Caudrelier renonce après une avarie de foil

Tenant du titre, Charles Caudrelier a abandonné mardi, deux jours après le départ de la 13e édition de la Route du Rhum. Son maxi-trimaran Maxi Edmond de Rothschild, touché au foil bâbord, ne pouvait plus être réparé en course.

Trimaran noir Gitana 18 amarré à Lorient.
L’Ultim Gitana 18, Maxi Edmond de Rothschild de son nom de course, à Lorient, quelques jours après sa mise à l’eau, le 25 février 2026. (photo d’illustration) Jug81 · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Charles Caudrelier a abandonné la Route du Rhum deux jours après le départ.
  • Le foil bâbord du Maxi Edmond de Rothschild a subi une avarie jugée irréparable en mer.
  • Son équipe écarte un choc extérieur et met désormais le cap sur Lorient.

Le doublé s’arrête après deux jours

Charles Caudrelier ne signera pas un deuxième succès consécutif sur la Route du Rhum. Vainqueur en 2022, le skipper de 52 ans a annoncé mardi 3 novembre son abandon dans la 13e édition, deux jours seulement après le départ, selon Le Monde. Son maxi-trimaran Maxi Edmond de Rothschild a subi une grave avarie de foil.

D’après franceinfo, le navigateur évoluait alors dans le quatuor de tête de cette course entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre. Après un début de traversée prudent, compliqué par des difficultés lors des manœuvres, il était revenu lundi au contact du duo de tête formé par Tom Laperche, sur SVR Lazartigue, et Armel Le Cléac’h, sur Banque Populaire. La vitesse pure de son voilier lui avait permis de rester au contact.

Un foil bâbord gravement touché

L’alerte est survenue peu avant 5 heures, mardi. Selon le communiqué de son équipe, repris par Le Parisien et franceinfo, Charles Caudrelier a d’abord constaté que son bateau avançait anormalement lentement et ne parvenait plus à décoller, alors même que les conditions permettaient le vol.

L’inspection a mis en évidence une avarie sérieuse du foil bâbord. Des parties de cet appendice se sont arrachées, sectionnant au passage une partie de l’hydraulique qui lui était reliée. L’écurie a estimé qu’une réparation était impossible pour un skipper seul en mer, et qu’elle ne pouvait pas davantage être menée lors d’une escale sur le parcours.

La décision a donc été prise en milieu de journée, en concertation avec l’équipe : mettre fin à la course et rallier Lorient, dans le Morbihan, port d’attache du bateau. Le Parisien indique qu’il devait rejoindre Lorient pendant le week-end.

L’équipe écarte un choc extérieur

L’origine de l’avarie reste un point sensible pour ces grands trimarans volants, soumis à des contraintes mécaniques très élevées. Cyril Dardashti, directeur de l’équipe, a toutefois écarté l’hypothèse d’une collision avec un objet flottant. « Ce que nous pouvons aujourd’hui préciser est que son origine n’est pas consécutive à un choc avec un objet extérieur », a-t-il déclaré, selon franceinfo.

Cette précision ramène l’attention sur la fiabilité du nouveau Maxi Edmond de Rothschild. Le bateau, également appelé Gitana 18, a été baptisé sept mois avant la course. Il est le fruit de plusieurs années de travail du bureau d’études de l’écurie Gitana et de l’architecte Guillaume Verdier, rapporte franceinfo. Ses foils en Y, inspirés de ceux utilisés en Coupe de l’America, doivent lui donner davantage de puissance dans des conditions variées. Ses safrans en U sont conçus pour améliorer la maniabilité à haute vitesse.

Un pari technologique encore jeune

L’abandon de Charles Caudrelier met en lumière la difficulté d’aligner un bateau très récent sur une transatlantique en solitaire. Selon franceinfo, plusieurs marins interrogés récemment par l’AFP estimaient qu’il faut largement plus d’un an pour fiabiliser totalement une machine de ce niveau. Or le Maxi Edmond de Rothschild avait parcouru moins de 10 000 milles avant le départ, dont une grande partie avec un seul foil installé, et Charles Caudrelier disposait de peu de répétitions en solitaire.

Ce pari, l’écurie Gitana l’assumait. Cyril Dardashti a reconnu une « grande déception », tout en rappelant que Gitana 18 n’en était qu’au début de sa vie maritime, selon franceinfo. Le précédent bateau de l’écurie, Gitana 17, avait ouvert l’ère du vol océanique en multicoque en 2017, avant d’enchaîner les succès en course.

Pour Charles Caudrelier, le travail se poursuit désormais à terre : comprendre précisément la rupture, réparer le foil bâbord et continuer la mise au point d’un trimaran conçu pour repousser les limites du vol au large. La Route du Rhum, elle, continue sans son tenant du titre.

Sources

Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode