Société

Tags « remigration » à Paris : la mairie saisit la justice et porte plainte

Des inscriptions « remigration » ont été découvertes samedi sur plusieurs commerces parisiens, notamment rue Saint-Honoré. La Ville y voit une incitation à la haine raciale et demande l’identification des auteurs.

Une plaque de rue Saint-Honoré sur un mur à Paris.
Une plaque de rue rue Saint-Honoré, à Paris, le 12 septembre 2017. (photo d’illustration) Photo : Jason Riedy from East Point, GA, USA · CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Des tags « remigration » ont été découverts sur des commerces parisiens, notamment rue Saint-Honoré.
  • La mairie de Paris les qualifie d’incitation à la haine raciale et les a fait effacer.
  • Emmanuel Grégoire annonce saisir la procureure et porter plainte pour identifier les auteurs.

Des inscriptions découvertes dans la matinée

Plusieurs tags portant le mot « remigration » ont été découverts samedi 31 octobre sur des façades de commerces à Paris, selon franceinfo, 20 Minutes avec l’AFP et Le Monde. D’après Le Monde, plusieurs de ces inscriptions ont été identifiées sur des devantures de magasins de luxe situés rue Saint-Honoré, dans le 1er arrondissement de la capitale.

La municipalité a indiqué que les tags avaient été repérés dans la matinée. Elle a fait intervenir ses équipes de la propreté afin de les effacer. Le Monde précise également que les inscriptions ont été nettoyées.

La Ville de Paris qualifie ces tags d’inscriptions « racistes et xénophobes », selon les éléments rapportés par franceinfo et 20 Minutes. Elle estime qu’ils reprennent un mot d’ordre utilisé par des mouvements d’extrême droite et qu’ils constituent une incitation à la haine raciale.

Emmanuel Grégoire annonce saisir la justice

Emmanuel Grégoire, présenté par franceinfo et 20 Minutes comme le maire socialiste de Paris, a réagi sur le réseau social X après la découverte de ces inscriptions. Il a dénoncé des tags faisant, selon lui, la promotion de la « remigration ».

L’élu a annoncé saisir la procureure de la République « au titre de l’article 40 » du code de procédure pénale, selon franceinfo et 20 Minutes. Il a également indiqué vouloir déposer plainte afin que les auteurs soient identifiés et poursuivis.

Dans son message, Emmanuel Grégoire lie directement le mot « remigration » à l’extrême droite. Il affirme que la mairie ne laissera pas cette haine s’installer dans les rues de Paris. 20 Minutes cite aussi la formule : « Paris ne cédera rien face au racisme ».

Un mot d’ordre associé à l’extrême droite radicale

Les sources rappellent que le terme « remigration » est utilisé par l’extrême droite radicale. Selon franceinfo et 20 Minutes, il sert à définir une politique d’expulsion de masse des personnes d’origine étrangère.

La mairie de Paris souligne que les inscriptions découvertes samedi ne relèvent pas seulement de dégradations de façades. Elle les présente comme des messages politiques racistes. Dans son communiqué, cité par les médias, la Ville affirme que ces tags reprennent un mot d’ordre porté par des mouvements d’extrême droite et constituent une incitation à la haine raciale.

Franceinfo et 20 Minutes indiquent également que cette théorie a circulé en Europe. Les deux médias citent notamment l’Allemagne, où elle a essaimé à travers l’Alternative für Deutschland, l’AfD, parti décrit dans les sources comme prorusse et anti-immigration.

Un contexte déjà tendu autour de rassemblements interdits

La découverte de ces tags intervient dans un contexte particulier. Selon franceinfo et 20 Minutes, plusieurs rassemblements organisés pour faire la promotion de la « remigration » ont été interdits ce week-end.

Jeudi, le préfet de police de Paris et le préfet des Hauts-de-Seine ont pris des arrêtés d’interdiction distincts, rapportent les deux médias. L’un concernait un colloque sur la « remigration » organisé samedi au Plessis-Robinson, dans les Hauts-de-Seine. L’autre visait une manifestation prévue dimanche à Paris.

La Ville de Paris juge les inscriptions découvertes samedi « d’une gravité particulière ». D’après franceinfo et 20 Minutes, cette appréciation s’inscrit aussi dans le contexte des jours qui ont suivi l’attentat raciste de Trappes. Les sources ne donnent pas davantage de détails sur cet attentat dans les éléments disponibles, mais la municipalité le mentionne pour expliquer la gravité qu’elle attribue aux tags.

La suite dépend de l’enquête et des suites judiciaires

À ce stade, les sources disponibles ne donnent pas d’information sur l’identité des auteurs ni sur le nombre exact de commerces visés. Elles ne précisent pas non plus si des interpellations ont eu lieu.

La démarche annoncée par Emmanuel Grégoire comporte deux volets : un signalement à la procureure de la République au titre de l’article 40 et un dépôt de plainte. L’objectif affiché par l’élu est que les personnes responsables des inscriptions soient identifiées puis poursuivies.

Sur le terrain, la mairie affirme avoir mobilisé les équipes de propreté pour faire disparaître rapidement les tags. Sur le plan judiciaire, la prochaine étape dépendra des suites données par le parquet et des éventuelles investigations permettant d’attribuer ces inscriptions à des auteurs précis.

Les sources de cet article

Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’IA à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication.