Vie chère : des syndicats de sept pays européens préparent trois jours de mobilisation
Réunis à Paris, des syndicats et associations de sept pays européens ont fixé trois journées de manifestations, du 20 au 22 novembre, contre la vie chère. Le logement, dont les prix ont fortement augmenté depuis 2010, occupe le premier rang de leurs revendications.
L’essentiel
- Des organisations de sept pays appellent à manifester les 20, 21 et 22 novembre contre la vie chère.
- Le logement, les prix de l’alimentation et de l’énergie, les salaires et les pensions sont au cœur des revendications.
- La mobilisation s’appuie sur des mouvements récents en Espagne, en Italie, au Portugal, en France et ailleurs en Europe.
Un appel européen lancé depuis Paris
Des représentants syndicaux et associatifs venus de France, d’Espagne, d’Italie, du Royaume-Uni, du Portugal, de Grèce et de Belgique se sont retrouvés mardi 3 novembre à Paris avec une ambition affichée : faire converger des colères jusque-là exprimées pays par pays. À l’issue de cette rencontre, des syndicats et associations de défense du droit au logement ont appelé à manifester contre la vie chère les 20, 21 et 22 novembre.
Les organisateurs disent espérer rassembler « des millions » de personnes dans les rues, selon Le Monde et plusieurs médias citant l’AFP. Leur initiative prend appui sur une série de mobilisations dispersées en Europe, alors que la pression sur le pouvoir d’achat demeure forte dans plusieurs pays.
À l’origine de la rencontre parisienne, Carme Arcarazo, porte-parole de la Confédération des syndicats de locataires espagnols, a résumé la démarche en ces termes : « nous avons décidé de nous coordonner pour avancer ensemble ». En France, la CGT, Solidaires et l’association Droit au logement participent à l’appel, d’après Le Figaro.
Le logement au centre des revendications
La revendication la plus structurée porte sur le logement. Les organisations réclament une « garantie du droit au logement » ainsi qu’un contrôle des prix du logement, de l’alimentation et de l’énergie, selon franceinfo. Elles lient ces demandes à des hausses de salaires et de pensions, ainsi qu’à un renforcement des services publics, en particulier dans l’éducation, la santé et le logement public.
Les données disponibles illustrent l’ampleur de la contrainte. Dans l’Union européenne, les prix des logements ont augmenté de plus de 60 % entre 2010 et 2025, tandis que les loyers progressaient d’environ 29 %, rapporte 20 Minutes avec l’AFP. En 2024, plus de 16,5 millions de ménages européens, soit 8,2 % du total, consacraient plus de 40 % de leurs revenus à se loger.
Autour de cette plateforme sociale s’agrègent des prises de position plus politiques : droit au travail sans exclusion des migrants, taxation des riches, fin des politiques de réarmement et arrêt du développement des énergies fossiles. Les organisations dénoncent, selon Le Figaro, une « hausse effrénée du coût de la vie » et jugent insuffisantes les réponses apportées par les gouvernements.
Des mobilisations déjà visibles dans plusieurs pays
L’appel européen ne part pas de rien. En Espagne, la question du logement est revenue au premier plan après l’expulsion, en septembre, d’une retraitée de 87 ans, morte quelques jours plus tard, selon 20 Minutes. Dans ce contexte, les principaux syndicats espagnols appellent à une grève générale le 11 novembre, avant les élections législatives anticipées du 29 novembre.
Au Portugal, des campements sont apparus en octobre à Lisbonne et à Porto. En France, des mobilisations lycéennes pour les moyens dans l’éducation et contre Parcoursup ont précédé des manifestations contre la vie chère associant syndicats et gilets jaunes, rapporte également 20 Minutes.
En Italie, le mouvement est parti des travailleurs portuaires, a rappelé Chiara Capretti, du syndicat USB, citée par Le Figaro, avant de s’étendre jusqu’à une grève générale le 30 octobre. Ce jour-là, des centaines de milliers d’étudiants et de travailleurs sont descendus dans la rue. Des rassemblements ont aussi eu lieu en Grèce, en Allemagne et en Italie, selon 20 Minutes.
Une séquence sociale autour du 20 novembre
Le 20 novembre doit ouvrir les trois journées de manifestations coordonnées. Cette date coïncide aussi avec une « grève de la jeunesse » portée par une association portugaise d’étudiants contre les énergies fossiles et soutenue dans vingt pays, selon Le Figaro et 20 Minutes.
Cette superposition élargit le mot d’ordre initial contre la vie chère. Dans les appels, les dépenses quotidiennes sont mises en relation avec le logement, les salaires, l’énergie et les choix budgétaires des États. Les syndicats et associations entendent ainsi construire un rapport de force à l’échelle européenne, au-delà des seuls calendriers nationaux.
Les mobilisations espagnoles du 11 novembre, puis les journées des 20, 21 et 22 novembre, permettront de mesurer la capacité de ces organisations à faire descendre dans la rue des cortèges nombreux dans plusieurs capitales et villes européennes.
Sources
Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode