Mercredi 4 novembre 2026

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Yannick Haenel remporte le Femina avec un roman sur la solitude des professeurs

Le prix Femina 2026 a été attribué, mercredi 4 novembre, à Yannick Haenel pour La solitude des professeurs est infinie, paru chez Gallimard. Le roman suit un jeune enseignant de français dans un collège de banlieue, entre ferveur pédagogique, fatigue et isolement.

Façade des éditions Gallimard dans une rue parisienne.
Le siège des éditions Gallimard, à Paris, le 15 juin 2011. (photo d’illustration) LPLT · CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Yannick Haenel a reçu le prix Femina 2026 pour La solitude des professeurs est infinie.
  • Le roman suit Jean Deichel, jeune professeur de français dans un collège de Mantes-la-Jolie.
  • Le livre figurait aussi dans la dernière sélection du prix Goncourt.

Un Femina pour un roman d’enseignement

Yannick Haenel a reçu, mercredi 4 novembre, le prix Femina 2026 pour La solitude des professeurs est infinie, publié chez Gallimard. Selon franceinfo, le jury, exclusivement féminin et composé de douze membres, a retenu ce roman consacré aux premiers pas d’un jeune professeur de français dans un collège de banlieue.

La remise du prix s’est déroulée au siège de Dior, à Paris, d’après Home Fil actu. Présent sur place, l’écrivain a dédié son livre « aux professeurs, aux lycéens et aux collégiens », alors qu’un mouvement de protestation des élèves était en cours. Par ce choix, le Femina met en lumière un texte littéraire traversé par une question très présente dans le débat public : la condition enseignante.

Jean Deichel, double littéraire de l’auteur

Le livre accompagne Jean Deichel, que franceinfo présente comme le double littéraire de Yannick Haenel. Jeune professeur stagiaire, il arrive dans un collège de Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, selon Home Fil actu. Le roman s’attache au choc de cette entrée dans le métier : le désir de transmettre, mais aussi le stress, la fatigue nerveuse et les tensions qui s’accumulent au fil des journées.

Le Monde décrit le texte comme un roman « solaire, et non scolaire », centré sur un professeur de collège porté par un fort désir d’enseigner et confronté à un établissement difficile. Le récit ne s’en tient pas à la rudesse du cadre. Il laisse aussi voir les instants où la classe répond, où un élève comprend, où l’acte d’enseigner retrouve soudain sa nécessité. Home Fil actu cite ainsi un passage sur « la joie » éprouvée par l’enseignant lorsqu’un visage s’éclaire ou qu’une copie se distingue.

L’autre versant du roman est plus sombre. Le narrateur y montre le professeur comme celui qui apaise, désamorce et contient la violence. Yannick Haenel a expliqué avoir ressenti le besoin d’écrire sur « la solitude des profs » après les assassinats de Samuel Paty et de Dominique Bernard, selon Home Fil actu.

Un écrivain revenu à ses années de professeur

Cette matière romanesque plonge dans la biographie de l’auteur. Yannick Haenel, 59 ans, a étudié à Rennes puis enseigné dans les années 1990 avant de se consacrer à l’écriture, rappelle Home Fil actu. La solitude des professeurs est infinie reprend cette expérience, mais la déplace dans la fiction à travers le personnage de Jean Deichel.

L’écrivain avait déjà été distingué à plusieurs reprises. Il a notamment publié Jan Karski, prix Interallié 2009, et Tiens ferme ta couronne, prix Médicis 2017. Il est aussi chroniqueur dans la presse, notamment à Charlie Hebdo. Avec le Femina, son œuvre reçoit une nouvelle reconnaissance de l’un des grands jurys littéraires de l’automne.

Une rentrée littéraire déjà remarquée

Paru en août, La solitude des professeurs est infinie figurait aussi dans la dernière sélection du prix Goncourt, selon franceinfo. Pour le Femina, le jury l’a préféré aux livres d’Emma Marsantes, N’efface pas mes cercles, publié chez Verdier, et de Lucie Rico, Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ?, publié chez P.O.L, qui ont également obtenu des voix d’après Home Fil actu.

Dans les autres catégories, le Femina a récompensé l’Américaine Laura Kasischke pour Baignade surveillée, chez Gallimard, dans la catégorie roman étranger, et Jennifer Tamas pour Barbe Bleue contre-enquête, au Seuil, dans la catégorie essai. En 2025, le prix Femina avait été attribué à Nathacha Appanah pour La Nuit au cœur, également publié chez Gallimard, rappelle franceinfo.

La récompense accordée à Yannick Haenel prolonge la visibilité d’un roman déjà repéré dans les sélections de la rentrée. Elle place surtout au centre d’un prix littéraire la figure d’un professeur débutant, saisi entre le désir d’enseigner et l’isolement du métier.

Sources

Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode