Lundi 2 novembre 2026

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À Trappes, la famille de Pengo Bossio Wangi demande justice et un sursaut contre le racisme

Dix jours après la mort de Pengo Bossio Wangi, tué à 26 ans dans l’attentat raciste de Trappes, son père et sa sœur réclament une justice ferme. Ils veulent aussi que l’hommage national annoncé ou envisagé devienne un acte public contre le racisme.

La mairie de Trappes sous un ciel dégagé.
La mairie de Trappes, dans les Yvelines, le 20 septembre 2006. (photo d’illustration) ℍenry Salomé · CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Pengo Bossio Wangi, 26 ans, a été tué le 23 octobre dans l’attentat raciste de Trappes.
  • Son père et sa sœur demandent une justice ferme et une prise de conscience contre le racisme.
  • Le suspect Kévin T. a reconnu son acte, a été mis en examen et placé en détention provisoire.

Une famille face à la douleur et à la justice

« On nous a enlevé un ange. » Lundi 2 novembre, à Paris, Bolema Bossio Wangi a parlé pour la première fois publiquement de son fils Pengo, tué le 23 octobre à Trappes, dans les Yvelines. Selon Le Monde, il a demandé que l’hommage national aux victimes soit « l’occasion d’une véritable prise de conscience et d’un engagement contre le racisme ».

La famille s’exprimait lors d’une conférence de presse, aux côtés notamment de Me Zineb Alami, l’avocate de proches de Pengo Bossio Wangi, d’après Home Fil actu. Cette prise de parole intervient près de dix jours après les faits, alors que l’enquête judiciaire suit son cours. Le tireur présumé, Kévin T., a reconnu son acte ; il a été mis en examen et placé en détention provisoire, rapporte Le Figaro.

Dans les mots du père, la demande de justice ne se sépare pas d’un avertissement adressé au pays. Bolema Bossio Wangi dit avoir « peur en tant que père d’enfants noirs », selon Le Monde, tout en affirmant choisir, avec la mère de Pengo, de faire confiance à la justice française. Sa parole mêle l’intime et le politique : pour les proches, la mort du jeune homme ne peut être rabattue sur un simple fait divers.

Pengo Bossio Wangi, 26 ans, espoir du MMA

Pengo Bossio Wangi avait 26 ans. Le Parisien et Le Figaro le présentent comme un jeune espoir du MMA, combattant amateur au sein de l’Atch Academy, à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Originaire de Poissy, il vivait à Guyancourt, dans les Yvelines.

Le 23 octobre, il se rendait à Trappes, ville voisine, où il suivait un stage pour devenir agent de sécurité. C’est là qu’il a été tué. Selon Le Figaro, il a été atteint d’une dizaine de balles. Sa sœur Ritsia a raconté sur TF1 avoir appris d’abord par un journaliste que son frère figurait parmi les victimes de la fusillade. Puis sa mère lui a dit que les policiers arrivaient ; elle a alors compris qu’il était mort.

Diffusé dimanche 1er novembre dans l’émission « Sept à huit », son témoignage a donné une épaisseur personnelle à une affaire déjà entrée dans le débat public. Ritsia, 24 ans, a décrit un « grand frère exceptionnel », protecteur, drôle, empathique, attentif aux autres. Elle a aussi parlé de ce qu’il projetait : fonder une famille, avoir des enfants, être présent aux mariages de ses sœurs. « L’objectif c’était d’être heureux tout ensemble », a-t-elle confié, selon Le Figaro.

Ces éléments biographiques ne modifient pas la qualification des faits. Ils disent, en revanche, pourquoi la famille tient à préserver la mémoire de Pengo Bossio Wangi. Ritsia a expliqué vouloir montrer « qui il était réellement » et transmettre ce qu’il apportait aux autres. Dans une affaire marquée par la violence raciste, ses proches refusent que son nom ne reste associé qu’à son assassinat.

La demande d’une sanction ferme

La demande de justice traverse toutes les prises de parole familiales. Sur TF1, Ritsia Bossio Wangi a dit attendre que « la justice soit ferme », qu’elle rende aussi hommage à son frère et permette à sa famille de retrouver la paix. Elle a ajouté vouloir que « le peuple puisse être en sécurité », selon Le Parisien.

Son père a formulé la même attente, en l’inscrivant dans son propre parcours. Bolema Bossio Wangi a rappelé, dans des propos rapportés par Le Figaro, être un homme « issu de l’immigration africaine », qui a grandi en France dans les années 1980 et 1990. Il a évoqué une période où les violences contre les Maghrébins et les Noirs étaient, selon lui, courantes, avant de dire qu’il n’aurait pas imaginé que son fils puisse mourir, plusieurs décennies plus tard, « de la main d’un individu animé de la même haine ».

Le terme d’« attentat raciste » est employé par les médias cités pour qualifier les faits de Trappes. La procédure judiciaire devra établir les responsabilités et fixer la peine éventuelle. À ce stade, l’élément central connu demeure la mise en examen de Kévin T. et son placement en détention provisoire. La famille, elle, insiste sur deux exigences indissociables : que la justice sanctionne l’acte, et que la société mesure ce que produit le racisme lorsqu’il se transforme en violence meurtrière.

Un hommage national attendu comme un signal

L’hommage national annoncé ou envisagé par les autorités concentre désormais une partie des attentes des proches. Les formulations varient selon les médias : Le Monde écrit que le chef de l’État envisage un hommage national aux victimes, tandis que d’autres articles indiquent qu’il sera rendu. La famille y voit à la fois un moment d’apaisement et un engagement public contre le racisme.

Pour Bolema Bossio Wangi, cet hommage ne doit pas seulement saluer des victimes. Il doit rappeler les valeurs auxquelles il dit croire. Le Figaro rapporte ses propos sur la France, qu’il affirme aimer pour « les valeurs qu’elle porte », notamment la fraternité. Il appelle le pays à rester fidèle à ces principes, quelles que soient les origines ou la couleur de peau de ses habitants.

Ritsia Bossio Wangi formule une attente proche, mais dans un registre plus intime. Après les propos et les débats qui ont suivi l’attentat, elle dit espérer de la paix. Elle souhaite aussi que chacun prenne conscience qu’une vie humaine « a beaucoup d’importance », et qu’une mort peut détruire une famille, briser des rêves et des ambitions.

La marche blanche organisée dimanche 25 octobre à Aubervilliers l’a profondément marquée. Selon Le Figaro, elle y a ressenti « beaucoup d’amour » et un peuple soudé. Pour les obsèques de son frère, elle souhaite des hommages publics, en raison du grand nombre d’amis et de soutiens de Pengo Bossio Wangi.

Le débat public rattrapé par la parole des proches

Depuis l’attentat, l’affaire a aussi pris une dimension politique. Le maire Génération.s de Trappes, Ali Rabeh, a appelé à être « collectivement lucide » sur les discours qui peuvent, selon lui, armer idéologiquement des personnes capables de passer à l’acte, rapporte Le Figaro. Interrogée sur ce point, Ritsia Bossio Wangi a répondu que cette analyse lui paraissait pertinente, estimant que cette violence « ne vient pas de nulle part ».

La famille ne limite pourtant pas sa parole au registre de la polémique. Elle demande à la justice d’aller au bout de la procédure et à la société d’entendre ce que signifie la peur exprimée par un père noir pour ses enfants. Entre la conférence de presse, le témoignage télévisé de Ritsia et les hommages attendus, les proches de Pengo Bossio Wangi tentent de faire du deuil un appel public : sanctionner l’auteur présumé, protéger les citoyens et nommer le racisme qui a conduit à la mort d’un jeune homme de 26 ans.

Sources

Cet article croise 5 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode