BFMTV secouée par une fronde interne autour de Sonia Mabrouk
Malgré la grève partielle et les critiques internes visant « 100 % Mabrouk », l’émission de Sonia Mabrouk a été maintenue jeudi soir. BFMTV et CMA Media défendent la journaliste, tandis qu’une partie de la rédaction conteste la ligne éditoriale de la chaîne.
L’essentiel
- Sonia Mabrouk concentre une fronde interne à BFMTV autour de « 100 % Mabrouk ».
- Des salariés et syndicats dénoncent une banalisation des idées d’extrême droite.
- La direction de BFMTV et CMA Media récuse ces accusations et soutient la journaliste.
Une émission maintenue malgré la grève
Jeudi à 18 h 45, « 100 % Mabrouk » a bien été diffusée sur BFMTV. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, et Jean-Philippe Tanguy, député RN, figuraient parmi les invités, rapporte Le Figaro. Jusqu’au dernier moment, pourtant, l’incertitude a pesé sur l’antenne : toute la journée, des rumeurs internes ont circulé sur un possible retrait de Sonia Mabrouk, voire sur une annonce en direct, alors que la grève d’une partie des salariés compliquait la tenue de l’émission.
Arrivée de CNews et présentée par Le Figaro comme l’une des recrues importantes de la saison, la journaliste est devenue le point de fixation d’un conflit qui la dépasse. D’après Ouest-France, des salariés et des syndicats dénoncent depuis la rentrée une banalisation des idées d’extrême droite, en lien notamment avec son émission. Le Monde décrit, de son côté, une fronde interne qui traduit des turbulences plus profondes autour de la ligne éditoriale de la chaîne d’information.
La ligne éditoriale sous pression
La crise a pris une autre ampleur après l’attentat raciste de Trappes, qui a fait un mort et cinq blessés, selon Le Parisien. Le maire de la ville, Ali Rabeh, membre de Génération.s, a directement mis en cause la responsabilité des chaînes d’information en continu, où, selon lui, « se vautrent tous les racistes décomplexés qui ont libre antenne ». Dans une rédaction déjà traversée par le malaise, ces propos ont trouvé un écho immédiat.
Le Parisien rapporte que des reporters de BFMTV, confrontés sur le terrain à des réactions très hostiles de Français critiquant la ligne éditoriale de la chaîne, ont tiré la sonnette d’alarme. La direction et la rédaction se sont ensuite répondu par communiqués interposés, signe d’un désaccord désormais public. Pointée du doigt à l’intérieur comme à l’extérieur de BFMTV, Sonia Mabrouk a très mal vécu ces attaques, écrit Le Figaro.
La direction récuse toute complaisance
Face à la contestation, la direction a fait le choix d’un soutien public à la journaliste. Dans une lettre interne adressée aux salariés, citée par Le Figaro, Camille Andrieu, directrice générale de CMA Media, le groupe médiatique de Rodolphe Saadé, affirme : « BFMTV n’est la chaîne d’aucun camp ». Elle dit également récuser « avec la plus grande fermeté » les accusations de complaisance envers le racisme visant les antennes du groupe.
Dans le même courrier, Camille Andrieu écrit que « Sonia Mabrouk a toute sa place sur BFMTV » et présente sa présence comme une contribution au pluralisme de la chaîne. Cette prise de position intervient au lendemain d’une journée de fortes tensions, marquée par une grève partielle et par des discussions avec les syndicats et la SDJ. Selon Le Figaro, la dirigeante a aussi cherché à donner des gages à ces représentants internes.
Fabien Namias défend ses équipes
Le directeur général de BFMTV, Fabien Namias, est lui aussi sorti du silence après une semaine de crise, selon Le Parisien. Interrogé sur la question de savoir qui « cristallise la haine » envers la chaîne, Sonia Mabrouk ou la rédaction qui exprime son malaise, il a défendu ses journalistes tout en refusant de faire de la présentatrice la responsable unique des tensions.
La formule rapportée par Le Parisien fixe sa position : « Personne ne cristallise la haine, certainement pas Sonia Mabrouk ». La direction tente ainsi de tenir deux lignes difficiles à accorder : protéger une journaliste devenue la cible de critiques récurrentes et, dans le même temps, reconnaître l’inquiétude exprimée par une partie des salariés sur l’image de BFMTV et ses choix éditoriaux.
Un conflit qui dépasse Sonia Mabrouk
Les articles du Monde, d’Ouest-France, du Parisien et du Figaro convergent sur un point : la crise ne se limite pas à la personnalité de Sonia Mabrouk. Son émission concentre les griefs, mais la contestation porte plus largement sur la place donnée à certains invités, sur la perception de la chaîne dans l’opinion et sur le rapport de BFMTV au pluralisme politique.
Le Figaro évoque aussi, après les émeutes du 17 octobre et l’attentat de Trappes, des critiques venues de représentants de La France insoumise. Dans ce climat, chaque décision d’antenne devient sensible. La direction doit désormais empêcher que la fracture interne ne s’installe durablement, alors que les syndicats, la SDJ et une partie de la rédaction attendent des réponses sur la ligne éditoriale de la chaîne.
Sources
Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode