Le TGV M entre en service entre Paris et Marseille, vitrine du rail rénové
Partie vendredi 6 novembre de Paris-Gare de Lyon, la première rame commerciale du TGV M a rejoint Marseille. Plus capacitaire, moins gourmande en énergie, mais arrivée avec deux ans et demi de retard, elle ouvre le renouvellement sur dix ans du parc à grande vitesse de la SNCF.
L’essentiel
- Le premier TGV M circule entre Paris et Marseille depuis le 6 novembre.
- La rame offre 20 % de places et de rangements en plus, selon franceinfo.
- La SNCF prévoit un remplacement progressif du parc sur environ dix ans.
Un premier départ très attendu
Le nouveau TGV M de la SNCF a pris la ligne Paris-Marseille vendredi 6 novembre au matin, depuis Paris-Gare de Lyon. Selon franceinfo, ce premier trajet commercial a donné le coup d’envoi d’une rame au nez effilé, à double étage, dont l’aménagement intérieur a été revu.
Cette mise en service intervient après plusieurs années d’essais et de retards. Le Monde souligne que ces nouvelles rames doivent remplacer progressivement le parc existant sur une période d’environ dix ans. La Tribune rappelle, de son côté, que le lancement aurait dû avoir lieu pendant les Jeux olympiques de 2024, avant plusieurs reports de livraison par Alstom. Franceinfo évoque un décalage de deux ans et demi.
Pour les voyageurs, l’arrivée du nouveau train restera d’abord peu visible. D’après Le Parisien, les six rames construites par Alstom et déjà livrées à la SNCF ne circuleront, dans un premier temps, qu’à raison d’un aller-retour quotidien entre Paris et Marseille, avec des arrêts à Avignon et Aix-en-Provence.
Davantage de sièges et un confort revu
La première promesse tient au nombre de places. Selon franceinfo, le TGV M peut transporter 20 % de passagers supplémentaires, ce qui doit permettre à la SNCF de mieux répondre à la demande sur certains départs très chargés. Jean Castex, PDG de l’entreprise ferroviaire, explique que la compagnie doit parfois refuser des voyageurs faute de trains disponibles lors de week-ends ou de périodes de vacances.
À bord, les premiers passagers interrogés par franceinfo décrivent une ambiance plus lumineuse et plus calme. En seconde classe, les sièges gagnent cinq centimètres en largeur et reçoivent des équipements jusque-là associés à la première classe. Les voyageurs disposent notamment de prises et de davantage d’espace pour travailler ou poser un café.
Les espaces de rangement ont également été agrandis. Franceinfo fait état de 20 % de volume supplémentaire pour les bagages, avec la possibilité de glisser des valises cabine sous les sièges. Le train comprend aussi un bar à étages, présenté par Le Parisien comme l’une des nouveautés les plus visibles de cette génération.
Une rame pensée pour coûter moins cher à exploiter
Le TGV M n’est pas seulement mis en avant pour son confort. Franceinfo indique qu’il doit consommer 20 % d’énergie en moins. Le Monde le décrit comme plus écologique et plus modulable, deux arguments avancés alors que la SNCF prépare le remplacement de ses rames actuelles.
Le confort vaut aussi pour la conduite. Avant le départ de Paris-Gare de Lyon, le conducteur Daniel Antunes, cité par franceinfo, a salué la luminosité de la cabine, le siège et le pare-brise bombé, estimant disposer d’un « bureau exceptionnel » lorsqu’il circule.
Pour la SNCF, l’intérêt est double : augmenter l’offre sans multiplier immédiatement les circulations, et réduire les coûts d’exploitation grâce à une rame plus récente et moins énergivore. Le choix de la liaison Paris-Marseille n’a rien d’un hasard. Le Parisien rappelle qu’il s’agit de la ligne la plus fréquentée du réseau SNCF, où la compagnie doit aussi composer avec la présence de Trenitalia.
Un déploiement encore limité
Les voyageurs qui souhaitent monter à bord ne pourront pas encore sélectionner facilement ce train. Le Parisien indique que la SNCF ne communique pas, pour l’instant, le détail des trajets concernés par les premières circulations. L’accès au TGV M dépend donc largement du hasard au moment de la réservation ou du départ.
La montée en puissance doit se faire par étapes. La SNCF a commandé 160 rames au total, selon franceinfo. Treize devraient être livrées d’ici la fin de l’année, avant un déploiement graduel sur la ligne Paris-Marseille. Le renouvellement complet prendra environ une décennie, d’après Le Monde.
Les prochains mois feront office de test en exploitation commerciale, sur la régularité, la disponibilité des rames, l’accueil des voyageurs et la capacité à augmenter l’offre lors des périodes de forte affluence. Après les retards de livraison, la SNCF doit désormais inscrire ce premier départ dans un calendrier industriel tenu.
Sources
Cet article croise 5 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode