Mercredi 4 novembre 2026

Regard Croisé

L'essentiel de l'actualité, croisé à partir de plusieurs sources.

Newsletter

Lycées et universités bloqués avant la grève du 5 novembre

À la veille de la grève interprofessionnelle du jeudi 5 novembre, des lycées et des universités sont bloqués ou visés par des appels au blocage. Les organisations de jeunesse cherchent à raccorder leur mobilisation aux revendications syndicales sur les salaires et le pouvoir d’achat.

Des étudiants bloquent un bâtiment de l’université Rennes 2.
Des étudiants bloquent le bâtiment B du campus Villejean de l’université Rennes 2, à Rennes (France), le 7 octobre 2026. Procrastineur49 · CC BY 4.0, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Des lycées et universités sont bloqués avant la grève du 5 novembre.
  • Les syndicats réclament des réponses sur les salaires et le pouvoir d’achat.
  • Le gouvernement dit préparer des annonces pour relancer la dynamique salariale.

La mobilisation repart dans les établissements

Mercredi 4 novembre, des lycéens et des étudiants se retrouvent de nouveau devant plusieurs établissements en France. Selon BFM, l’intersyndicale et les organisations de jeunesse appellent à maintenir la pression, à la veille de la journée de grève interprofessionnelle annoncée pour jeudi 5 novembre.

Le mouvement a repris dès le retour en classe. Le Parisien signalait lundi 2 novembre des appels aux blocages, sur fond de colère lycéenne et de mobilisation sociale plus large. À Paris, un lycée du XXe arrondissement était bloqué après les vacances, d’après BFM. À Caen, actu.fr faisait également état mardi de rassemblements liés à la mobilisation lycéenne de ce début d’année scolaire 2026-2027.

Les universités ne sont pas à l’écart. BFM rapportait mardi que des lycées et des universités étaient de nouveau bloqués, alors que se préparait la journée du 5 novembre. Les actions restent locales et dispersées, mais elles s’inscrivent désormais dans une séquence nationale, rythmée par l’appel des syndicats et relayée par plusieurs organisations de jeunesse.

Les organisations de jeunesse poussent aux blocages

L’appel à bloquer les établissements ne vient pas d’un seul collectif. D’après 20 Minutes, l’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante ont appelé samedi à bloquer lycées et universités mardi, puis jeudi 5 novembre, jour de grève interprofessionnelle.

Pierre Sourzat, à la tête de l’organisation Les lycéens !, a lui aussi appelé dimanche sur RMC à des blocages dès le lundi suivant, selon 20 Minutes. Il estimait toutefois que le mouvement prendrait surtout de l’ampleur à partir de mardi, tout en apportant son soutien aux établissements déjà bloqués.

Pour ces organisations, il s’agit d’installer le rapport de force avant le rendez-vous syndical. Cette stratégie prolonge les manifestations déjà observées dans plusieurs grandes villes. Selon BFM, des milliers de lycéens et d’étudiants se sont retrouvés dans les rues à Lyon, Marseille, Paris, Bordeaux ou Rennes, malgré des interdictions de défilés prises par les préfectures dans certaines agglomérations.

Une jonction avec la grève des salariés

La journée du 5 novembre est présentée par les syndicats comme un temps fort social. Le Parisien indique que tous les syndicats ont rejoint l’appel lancé au départ par une intersyndicale CFDT, CGT, FO, Unsa et FSU au début du mois d’octobre. Les organisations de jeunes s’y sont rapidement associées.

Le mot d’ordre dépasse largement le cadre scolaire. Les syndicats appellent les salariés à faire grève et à manifester pour demander au gouvernement et au patronat des réponses sur le pouvoir d’achat. BFM évoque aussi des revendications sur les salaires, dans un automne social déjà marqué par plusieurs mobilisations.

La CGT affiche ses attentes. Gérard Ré, secrétaire confédéral de la centrale, a assuré sur BFM : « Nous attendons beaucoup de monde ». Le média rapporte aussi que les syndicats et les gilets jaunes se préparent à un « jeudi noir », avec des grèves et manifestations attendues sur tout le territoire.

Inquiétudes dans les lycées

Dans les établissements, les blocages font monter la tension. À Paris, Carole Zerbib, proviseure du lycée Vauquelin, a déclaré sur BFM qu’« il y a une crainte chaque jour », alors que des lycées étaient de nouveau bloqués mardi.

La question du maintien de l’ordre accompagne toute cette séquence. BFM mentionne des interdictions de défilés décidées par certaines préfectures dans plusieurs agglomérations. Le climat reste aussi marqué par les suites des mobilisations précédentes : 20 Minutes rapportait que 779 personnes avaient été interpellées samedi, tandis que le ministère de l’Intérieur décrivait une mobilisation « en baisse ».

Le gouvernement avance avec prudence. Selon BFM, après les manifestations du samedi 31 octobre, l’exécutif estimait qu’il fallait « faire preuve d’humilité et de vigilance pour les prochaines journées ». Cette position traduit l’attention portée à une possible montée du mouvement, sans annonce de changement immédiat dans la gestion des rassemblements.

Les salaires au cœur de la réponse attendue

À la veille du 5 novembre, l’exécutif est attendu sur le terrain social. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a dit devant l’Assemblée nationale, selon BFM, espérer pouvoir faire des annonces pour « réenclencher la dynamique salariale dans notre pays » autour de cette journée de grève.

C’est le point de jonction entre les mobilisations lycéennes, étudiantes et syndicales : la colère contre la vie chère et la demande de réponses sur les revenus. Rokhaya Diallo, présidente de Politis et éditorialiste au Guardian, a affirmé sur BFM que « l’argent, il existe en France », une formule qui reprend l’argument avancé par une partie des soutiens au mouvement.

Les syndicats veulent faire du 5 novembre un moment de pression nationale, appuyé par les blocages observés depuis le début de la semaine. Le gouvernement, lui, cherche à répondre sur les salaires sans laisser la contestation s’installer davantage.

Sources

Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode