Manifestation du 5 novembre : la CGT veut défiler de Bastille à Concorde
À trois jours de la journée de mobilisation, le parcours parisien reste incertain. La CGT demande un itinéraire dans le centre de Paris, tandis que les syndicats dénoncent des réponses tardives de la préfecture.
L’essentiel
- La CGT demande un parcours parisien entre Bastille et Concorde pour le 5 novembre.
- Sophie Binet dénonce des réponses tardives et des itinéraires éloignés du centre de Paris.
- Plus de 200 manifestations sont annoncées par la CGT dans le pays.
Un itinéraire réclamé au cœur de Paris
La manifestation parisienne du jeudi 5 novembre n’a pas encore de parcours confirmé. Lundi 2 novembre, Sophie Binet a indiqué sur France 2 et franceinfo que les syndicats avaient demandé « depuis une semaine » à défiler entre Bastille et la place de la Concorde.
La secrétaire générale de la CGT présente cet itinéraire comme un trajet « simple et classique ». Elle dit attendre une réponse de la Préfecture de police de Paris. Pour elle, le délai pose un problème concret d’organisation : les syndicats doivent connaître le parcours à l’avance pour préparer l’encadrement du cortège, notamment avec la mairie de Paris.
La demande s’inscrit dans un contexte tendu entre les organisateurs et les autorités sur les trajets de manifestation dans la capitale. Selon Le Monde, la Préfecture de police avait refusé, lors des deux précédentes mobilisations du samedi, que les manifestants circulent dans le cœur de Paris. Des parcours de remplacement avaient alors été autorisés en périphérie de la capitale.
La visibilité, un enjeu central pour les syndicats
Pour Sophie Binet, l’enjeu n’est pas seulement logistique. Il est aussi symbolique. La dirigeante de la CGT défend le droit de manifester dans les centres-villes, afin que les revendications soient visibles. Sur franceinfo, elle a résumé cette position par une formule : « On ne va pas se cacher en allant manifester sur le périphérique quand même ! »
D’après Le Parisien, Sophie Binet juge « inédit » le fait d’empêcher des manifestations dans les centres-villes. Elle estime que les cortèges doivent pouvoir être vus, surtout dans une journée d’action nationale portant sur les salaires, l’emploi et les services publics.
Cette critique vise les décisions récentes de la préfecture, mais aussi leur calendrier. Le Parisien rapporte que les syndicats dénoncent des retours tardifs de l’autorité préfectorale. La semaine précédente, la justice avait été saisie et une décision était intervenue le matin même de la manifestation prévue le samedi. Pour les organisateurs, ces délais compliquent la préparation du service d’ordre et la coordination avec les autorités locales.
Une mobilisation nationale annoncée
La journée du 5 novembre dépasse le seul cadre parisien. Selon Le Parisien, les principaux syndicats, à l’exception de la CFE-CGC, appellent les salariés du public et du privé à manifester. Les mots d’ordre portent sur les salaires, l’emploi et les services publics.
Sophie Binet insiste aussi sur la dimension nationale du mouvement. Sur franceinfo, elle a rappelé que « Paris, ce n’est pas la France » et affirmé que plus de 200 manifestations étaient annoncées dans le pays par la CGT.
Le mouvement pourrait rassembler au-delà des cortèges syndicaux habituels. Le Parisien indique que des syndicats de l’enseignement privé sous contrat ont également appelé à la grève. Des lycéens et des Gilets jaunes sont aussi attendus dans la rue.
Cette diversité de participants rend le parcours parisien d’autant plus sensible. Dans une manifestation nationale, le cortège de Paris joue souvent un rôle de vitrine politique et médiatique. Les syndicats souhaitent donc un itinéraire central. La préfecture, elle, doit arbitrer entre liberté de manifester, sécurité du cortège et contraintes d’ordre public.
Des précédents qui pèsent sur la décision
Le bras de fer actuel ne part pas de zéro. Le Monde rappelle que la Préfecture de police avait déjà refusé, samedi dernier et le samedi précédent, des parcours dans le centre de Paris. À la place, elle avait autorisé des itinéraires situés en lisière de la capitale.
Le Parisien rapporte aussi que Patrice Faure, préfet de Paris, avait déclaré la semaine précédente qu’il s’opposerait « pour un temps » aux trajets entre Bastille, Nation et République. Cette position alimente les inquiétudes des syndicats sur la demande Bastille-Concorde.
Le choix de Bastille est particulièrement sensible dans les mobilisations parisiennes, car ce point de départ est fréquemment associé aux grands cortèges syndicaux. La place de la Concorde, elle, permettrait un passage dans un secteur très central. C’est précisément cette centralité que la CGT revendique, au nom de la visibilité des revendications.
Pour l’instant, aucune réponse définitive de la préfecture n’a été rapportée dans les éléments disponibles lundi. Les syndicats demandent donc une clarification rapide, afin d’éviter une nouvelle séquence de négociation de dernière minute.
La suite se joue à la préfecture
La décision de la Préfecture de police sera déterminante pour l’organisation de la journée parisienne du 5 novembre. Si le trajet Bastille-Concorde est accepté, les syndicats obtiendront le parcours central qu’ils réclament. Si un autre itinéraire est imposé, la contestation pourrait se prolonger sur le terrain juridique ou politique, comme lors des mobilisations précédentes.
Dans l’immédiat, la CGT met la pression sur les autorités. Sophie Binet affirme que les organisateurs ne peuvent pas « travailler dans ces conditions » sans connaître à l’avance le parcours. Cette demande renvoie à une question plus large : où peut-on manifester à Paris lors des grandes journées sociales ?
La réponse préfectorale fixera le cadre du cortège parisien, mais elle donnera aussi un signal pour les prochaines mobilisations. Les syndicats veulent défendre leur présence dans les centres-villes. Les autorités devront, elles, justifier leurs choix d’itinéraires face à des organisations qui contestent les parcours jugés trop éloignés des lieux les plus visibles.
Sources
Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode