Mercredi 4 novembre 2026

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Tirs de mortiers dans des lycées : des personnels visés à Lille et en Essonne

Un mortier d’artifice a été tiré mercredi dans la cour du lycée César-Baggio, à Lille, sans faire de blessé. La veille, en Essonne, plusieurs personnels de direction et de surveillance avaient été visés lors de blocages, entraînant interpellations, plaintes annoncées et possibles sanctions disciplinaires.

Façade du lycée Baggio vue depuis un jardin fleuri.
Vue du lycée Baggio depuis le jardin des Plantes, à Lille, le 28 juillet 2024. (photo d’illustration) Velvet · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Un tir de mortier a eu lieu mercredi dans la cour du lycée Baggio, à Lille.
  • En Essonne, plusieurs personnels ont été visés dans trois lycées mardi.
  • Le ministère et les rectorats annoncent plaintes, accompagnement et possibles sanctions disciplinaires.

Un tir dans la cour du lycée Baggio

Un mortier d’artifice a été tiré, mercredi 4 novembre, dans la cour du lycée César-Baggio, à Lille, lors d’un blocage organisé en marge du mouvement lycéen. Sur des images diffusées sur les réseaux sociaux, on voit un jeune homme tirer en l’air à l’intérieur de l’établissement, rapporte franceinfo. L’académie de Lille confirme qu’un élève du lycée est impliqué, sans que son identité ait encore été établie mercredi.

La préfecture du Nord indique qu’aucun blessé n’est à déplorer à ce stade. L’académie précise aussi qu’aucune dégradation n’a été constatée. Le lycée Baggio fait partie des premiers établissements lillois bloqués depuis le début de la mobilisation, dans un climat déjà tendu aux abords du site. La semaine précédente, l’AFP, citée par franceinfo, avait constaté des dégradations d’abribus et de panneaux publicitaires, des poubelles incendiées ainsi que des jets d’objets vers les forces de l’ordre, auxquels les policiers avaient répondu par des gaz lacrymogènes.

Le ministère promet une plainte

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a réagi sur X en annonçant le dépôt d’une plainte, notamment pour mise en danger de la vie d’autrui. « L’auteur sera identifié », a-t-il affirmé. De son côté, l’académie de Lille indique qu’un conseil de discipline sera organisé afin d’examiner la situation et de déterminer les suites à donner.

Édouard Geffray rattache cet épisode à une série plus large de violences visant l’institution scolaire. Devant les sénateurs, il a affirmé que 37 membres du personnel de l’Éducation nationale avaient été blessés en deux jours dans le cadre du mouvement lycéen et des blocages d’établissements, selon franceinfo. Depuis le début de la mobilisation à la mi-septembre, plus de 200 agents auraient été blessés, d’après le ministère, qui dit avoir déposé « pas moins de 1 000 plaintes » depuis le début du mouvement.

En Essonne, des chefs d’établissement ciblés

Les faits les plus graves signalés mardi se sont produits en Essonne. Au lycée Les-Frères-Moreau, à Quincy-sous-Sénart, des mortiers d’artifice ont été tirés vers le chef d’établissement, des agents du centre académique d’aide aux écoles et établissements, les équipes mobiles de sécurité du rectorat et la brigade régionale de sécurité d’Île-de-France, d’après le rectorat de Versailles cité par franceinfo.

Plus tard dans la matinée, de nouveaux tirs ont eu lieu à l’intérieur du lycée. La police a été rappelée et un plan particulier de mise en sûreté a été déclenché pour protéger les élèves et les personnels. Le confinement a été levé quinze minutes plus tard, en accord avec les forces de l’ordre.

À Corbeil-Essonnes, au lycée Robert-Doisneau, une quarantaine d’élèves tentaient de bloquer l’établissement lorsque des tirs de mortiers ont visé le chef d’établissement, son adjointe et un assistant de prévention et de sécurité, selon le rectorat. La proximité d’une déflagration a nécessité la prise en charge du chef d’établissement par l’infirmière scolaire. Le Figaro rapporte que des parents d’élèves s’étaient rendus devant les grilles pour tenter d’aider au maintien du calme, sans empêcher les tirs.

Interpellations et suites disciplinaires

Un autre établissement essonnien a été touché mardi : le lycée du Parc des Loges, à Évry-Courcouronnes. Une assistante d’éducation y a été ciblée par des tirs de mortiers et souffrait d’une gêne auditive, selon Le Figaro. L’établissement a été fermé l’après-midi. Le rectorat de Versailles, cité par actu.fr, fait également état d’une surveillante blessée à l’oreille.

Sur l’ensemble de l’Essonne, 19 jeunes ont été interpellés mardi, d’après Le Figaro, qui cite des sources concordantes. Le rectorat de Versailles a condamné fermement ces faits et indiqué que les chefs d’établissement concernés seraient accompagnés dans leurs démarches pour porter plainte. Ils pourront aussi bénéficier de dispositifs d’écoute psychologique s’ils le souhaitent.

Des procédures disciplinaires pourront être engagées contre les auteurs lorsque ceux-ci auront été identifiés, a précisé le rectorat. À Lille comme en Essonne, les suites relèvent désormais à la fois de l’enquête, des plaintes annoncées et des sanctions scolaires.

Sources

Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode