Mardi 3 novembre 2026

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Violences du 17 octobre : Laurent Nuñez face à une commission sous tension

Auditionné ce mardi 3 novembre à l’Assemblée, Laurent Nuñez ouvre les travaux de la commission d’enquête sur les violences du 17 octobre. Les députés entendent examiner la préparation des pouvoirs publics, la réponse policière et les suites judiciaires après les débordements observés dans plusieurs grandes villes.

Façade de l’Assemblée nationale à Paris avec drapeaux français.
Le palais Bourbon, siège de l’Assemblée nationale, à Paris, en 2014. (photo d’illustration) Ank Kumar · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

L’essentiel

  • Laurent Nuñez est auditionné ce mardi à l’Assemblée nationale.
  • La commission examine la préparation de l’État et le maintien de l’ordre du 17 octobre.
  • Ses travaux commencent dans un climat politique tendu.

Une audition pour ouvrir l’enquête parlementaire

Laurent Nuñez est attendu ce mardi 3 novembre, à partir de 16 h 30, devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale consacrée aux violences du 17 octobre. L’audition du ministre de l’Intérieur marque le début des travaux parlementaires sur cette journée de mobilisation contre la vie chère, qui a donné lieu, selon franceinfo, à des dégradations, des violences et des pillages dans certaines grandes villes.

La commission ne se limitera pas à la seule gestion du maintien de l’ordre. D’après Le Monde, les députés doivent notamment examiner « la façon dont les pouvoirs publics se préparent en amont de tels événements », ainsi que les « renseignements et les moyens dont ils disposent ». Il s’agira donc d’établir ce qui avait été anticipé, ce qui ne l’a pas été, et la manière dont l’État a ajusté son dispositif au cours de la journée.

Des défaillances déjà reconnues par l’exécutif

Laurent Nuñez se présente devant les députés dans une séquence déjà alourdie par les aveux de l’exécutif. Le Monde et franceinfo rapportent que des défaillances ont été reconnues, ce qui place le ministre de l’Intérieur dans une position étroite : défendre l’action de son ministère, tout en répondant précisément aux interrogations sur d’éventuels dysfonctionnements.

Les parlementaires doivent aussi se pencher sur l’« adéquation de la réponse pénale », selon franceinfo. L’enquête ne portera donc pas seulement sur le nombre de policiers ou de gendarmes mobilisés, ni sur les renseignements disponibles avant le 17 octobre. Elle devra également examiner les suites judiciaires données aux violences, aux pillages et aux éventuelles fautes commises pendant les opérations de maintien de l’ordre.

À cette pression s’ajoute un contexte institutionnel singulier. Le Monde indique que Laurent Nuñez avait remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a refusée. L’épisode renforce la portée politique de l’audition : le ministre ne vient pas uniquement exposer une doctrine opérationnelle, il doit répondre de sa responsabilité dans la gestion d’une crise que le pouvoir exécutif a déjà reconnue comme problématique.

Grenades et gaz lacrymogènes au cœur du débat

La doctrine du maintien de l’ordre devrait concentrer une large part des échanges. Lundi, lors d’une audition sur le budget 2027 devant la commission des lois, Laurent Nuñez a prévenu qu’il n’entendait pas renoncer aux moyens dits intermédiaires. « Je ne renoncerai à aucun moyen intermédiaire », a-t-il affirmé selon franceinfo, en citant notamment les grenades et les gaz lacrymogènes.

Le ministre défend cette position au nom de la protection des policiers, lorsqu’ils sont pris à partie pendant des manifestations. Cette ligne devrait être confrontée aux faits du 17 octobre, mais aussi aux accusations de violences policières ou de dysfonctionnements de l’État. La France insoumise et les Écologistes ont lancé, séparément, des initiatives destinées à recueillir des témoignages et d’éventuelles preuves afin d’alimenter les travaux de la commission, rapporte franceinfo.

Une commission fragilisée avant même ses débats

L’enquête parlementaire commence dans un climat politique déjà chargé. Selon Le Parisien, la mise en place de la commission a été précédée par un imbroglio, avec le boycott des députés du Rassemblement national et la démission d’une rapporteuse Horizons. Son président, le député EPR Vincent Caure, a cherché à fixer une méthode avant l’ouverture des auditions, dans une formule rapportée par le quotidien : « Pas de tabou, mais pas de cirque ».

Cette mise au point dit la ligne de crête sur laquelle avancent les députés. Ils devront interroger le ministre sur des sujets sensibles — préparation, renseignement, moyens policiers, réponse pénale — sans laisser les auditions se réduire à un affrontement partisan permanent. Les travaux s’ouvrent aussi alors que la mobilisation sociale n’est pas retombée : des lycées étaient de nouveau bloqués ce mardi, tandis qu’une journée de manifestation du 5 novembre se préparait, selon Home Fil actu. Les réponses de Laurent Nuñez seront donc scrutées comme un bilan de la gestion du 17 octobre, mais aussi comme une indication de la manière dont le ministère de l’Intérieur abordera les prochaines mobilisations.

Sources

Cet article croise 4 sources. Il a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir des contenus ci-dessous, puis relu avant publication. Notre méthode